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Mot-clé - présidentielles 2017

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Le problème politique majeur est lié à l'antinomie entre conquête et exercice du pouvoir...

, 07:50

Différents constats et analyses s'intéressent:

  1. au délitement de la société
  2. à notre responsabilité individuelle ou collective
  3. à ce qui pourrait nous attendre en cette année 2017
  4. au rôle central que jouent ou doivent ou peuvent jouer les citoyens pour les citoyens
  • Il est donc important de prendre conscience que si les "politiques" sont assimilés à des bonimenteurs, c'est qu'ils sont confrontés de façon ambiguë au pouvoir. Ils doivent d'abord le conquérir et ensuite l'exercer.
  • Dans le premier cas, cela se passe à renfort de communication, de petite phrase, d'annonce "commerciale", à celui ou celle "qui lave plus blanc", l'offre flatte la demande et les promesses pleuvent ("elles n'engagent d'ailleurs que celles et ceux qui y croient"!) Il faut convaincre le maximum d'électeurs au risque de ne pas tout leur dire.
  • Dans le second cas, il n'y a que la confrontation avec la réalité, avec l'administration, les affaires étrangères, l'état des finances publiques,.. Les décisions à prendre sont en lien avec une contingence d'éléments complexes, la conjoncture du moment, l'interaction entre le niveau de la bourse, le coût du pétrole, le protectionnisme des uns, l'état de guerre des autres, le taux de chômage, ... C'est donc très souvent de la politique à la petite semaine à cause des promesses faites et intenables.
  • Gagner une élection pour accéder au pouvoir est une chose, être capable d'exercer le pouvoir en est une autre... François HOLLANDE en a fait la triste expérience.

Le profil du Président idéal...

, 10:37

  1. démocrate, ni de droite, ni de gauche, qu'il soit le président de tous les Français
  2. engagé qu'il soit décideur, posé, calme, raisonné et réfléchi
  3. visionnaire qu'il dessine un avenir, montre le cap et le tienne
  4. pédagogue qu'il explique les révolutions qui s'annoncent (numérique, écologique, monde du travail, sécurité, économie circulaire, santé...)
  5. crédible dans ses propositions qu'il dise la vérité et ne mente pas par omission
  6. courageux qu'il s'attaque à la dette du pays car il est impensable que les enfants d'aujourd'hui la paient demain
  7. républicain qu'il offre les chances et les moyens d'être instruit, tout au long de la vie, pour que chacun exprime ses talents de son mieux
  8. innovant qu'il permette au modèle social d'être renforcé, plus spontanément solidaire et réellement universel
  9. réaliste qu'il permette la création d'emplois par la baisse des charges et la relance de la production en France
  10. honnête qu'il promette la moralisation de la politique, le non cumul des mandats, la réduction des parlementaires et s'y tienne
  11. exemplaire qu'il soit irréprochable, ne distribue pas les postes aux copains et ne facilite pas les petits arrangements entre amis
  12. ferme et diplomate qu'il soit le digne représentant de la France à l'international et reconnu comme tel
  13. moderne qu'il organise un nouveau pouvoir des citoyens
  14. dynamique qu'il relance l'Europe politique, social et économique en respect des pays membres, des territoires et des régions

Un projet pour Demain La France et l'Europe

, 23:19

La France dans l'Europe Dans un contexte de mondialisation, de dérégulation effrénée, nous ne pourrons pas seuls changer le cours du monde. Avec les pays émergents qui sont devenus des puissances mondiales, comme la Chine sur le point de détrôner les USA ou l'Inde, mais aussi des pays à la démographie galopante où la croissance est à deux chiffres, devant un ordre du monde en pleine mutation, la France, longtemps 5ème puissance mondiale, pourrait s'enfoncer d'ici 10 à 15 ans au delà du rang 10! Comme nous, ce sont les pays du vieux continent, l'Europe dans sa globalité, qui risquent de souffrir. A sa partie orientale, l'ancien bloc de l'Est, aux portes de l'ogre Russe, n'a pas encore complètement trouvé son rythme de croisière. Les pays, les plus au sud, la Grèce, l'Italie, l'Espagne, le Portugal, ...ont été les plus en souffrance et en délicatesse avec les contraintes imposées par Bruxelles. Les gouvernements successifs ont du mal à établir une stabilité institutionnelle. Au Nord, les pays scandinaves semblent avoir su le mieux organiser leur mutation de ce début du 21ème siècle, tant au niveau de leurs institutions, que de leur économie ou encore de leur école. L'Allemagne a une place à part que la France a de plus en plus de difficulté de lui disputer. Enfin le BENELUX, avant-gardiste, avait envisagé de réunir les "petits" pays (Belgique, Nederland et Luxembourg) pour se prémunir d'une possible extension du bloc de l'Est après la révolution Russe et de renforcer leur union après la guerre. Il reste le noyau de la construction de l'Europe mais le risque aux frontières à changé et vient d'ailleurs... L'Europe ne répond pas à toutes les attentes qu'elle avait pu susciter à son origine: la paix, la prospérité et la liberté. Son organisation a progressivement dérivé vers plus de règles, de contraintes et la crise depuis plus de 40 ans, sur 65 d'existence, n'offre pas la prospérité espérée. Le récent "BREXIT", annoncé comme une catastrophe, doit surtout être l'occasion de réagir. Après une construction progressive, parfois laborieuse, un passage dans le temps de 6 à 28 pays, avec une monnaie unique, la libre circulation dans l'espace Schengen (de plus en plus remise en question), le repli sur soi, plus de souveraineté nationale et un protectionnisme forcené seraient, si ce n'est une erreur, un retour en arrière sans grand espoir. Ne faudrait-il pas plutôt renforcer nos forces et corriger nos faiblesses... Créer au sein de l'espace européen, un rapprochement, une véritable identité culturelle et communautaire, une appartenance. Une Europe fédératrice respectueuse des nations, de l'histoire doit progressivement s'installer. Des Etats Unis d'Europe, pour redonner espoir, peser sur le monde, développer nos entreprises du numérique, tendre vers une force armée commune, contribuer à l'évolution de notre commerce international, défendre notre souveraineté européenne, protéger nos frontières et réinstaller les valeurs démocratiques et de loyauté au reste du monde.La France a un rôle centrale à jouer et le prochain Président de la république doit s'y atteler au plus vite.

Le Président est mort, vive le Président

, 22:33

Par cette décision qui l'honore, François HOLLANDE assurera la présidence jusqu'au bout mais ne briguera pas de second mandat. Sa croyance d'un changement possible de l'opinion, d'une embellie de la courbe du chômage, d'un coup de pouce de la chance, d'une bonne étoile l'ont enfermé dans une posture intenable. Il est impensable de présider et de gérer les affaires pour le moins compliquées du pays dans une telle situation. Candidat, il risquait de provoquer un second tour FILLON/LE PEN. Président il peut permettre que le FN ne soit pas en finale. La pagaille et la déliquescence du pouvoir du Président viennent de prendre fin. Il a 5 mois pour laisser une autre image. L'action sans arrière pensée, la gestion courageuse, la vérité au quotidien doivent pouvoir lui permettre d'opérer le "changement dès maintenant". Un président préside. Le Président est mort, vive le Président!

La révolution d'Emmanuel MACRON

, 15:21

Le livre autobiographique comme l'essai politique sont une rencontre avec une part infime de la population. Pourtant publier un livre est devenu un rituel obligé pour la plupart des candidats favoris de l'investiture suprême. Par les temps qui courent il est préférable de ne pas laisser d'autres le faire à sa place. Emmanuel MACRON s'est plié de bonne grâce à la coutume. Son titre "Révolution" se veut accrocheur. Au moment de la mort de CASTRO il paraît brusquement dépassé, voire même simpliste et décalé. Ce terme "révolution", seul ou associé plus loin à l'adjectif "démocratique", reste connoté dans l'Histoire. Dans l'imaginaire collectif, que ce soit en France en 1789 ou en 1848 ou en 1871, en Russie en 1917, à Cuba en 1959, dans l'ex RDA, où partout ailleurs dans le monde, toutes les révolutions, à fortiori "démocratiques", provoquent inévitablement des associations d'idée (violence, meurtre, tragédie, guillotine, fusil, emprisonnement, peloton d'exécution, pendaison, règlement de compte, exécution sommaire.... ) Ces termes sont de plus teintés de sang, accompagnés de terreur, marqués par l'opposition d'un clan contre un autre. Un peu le contraire de ce que représente l'ancien ministre de l'économie... Dès les premières pages, le créateur du mouvement "En Marche" nous apprend son goût de la liberté puis sa bonne intention de l'offrir à tous. Il souhaite que chacun puisse choisir librement sa vie. L'éducation ou plutôt l'instruction, la culture, la langue française doivent permettre de passer du savoir à la liberté. Il est important d'apprendre l'effort, le désir de savoir pour trouver la liberté. Il faut donner à tous le pouvoir de faire, de réussir, d'être responsable et de s'engager Il pense également que : "...les français sont prêts à réinventer le pays." En son temps, Ernesto CHE GUEVARA disait de la révolution: "elle libère les capacités individuelles de l'homme". Il n'y a donc pas d'antinomie entre la révolution et la liberté. Le problème repose sur la temporalité. Emmanuel MACRON en est bien conscient, il se donne dix ans...

Eviter un nouveau 21 avril 2002...serait possible!

, 10:37

L’intention, la volonté et l'engagement central de nombreux candidats sont bien d'éviter que Marine LE PEN soit au second tour des prochaines élections présidentielles. Alors, pour cela ils doivent, dès maintenant, soit se retirer de la course à l’Élysée, soit surtout ne pas s'y présenter. Pour essayer d'y voir clair, sans se fier au sondage qui ont montré leur faille, il est justifié de se pencher sur la situation politique du pays, les forces ou les faiblesses du personnel politique en présence et surtout la susceptibilité des citoyens français en âge de voter à la prochaine présidentielle et de leur rejet de la classe politique... Les certitudes aujourd'hui reposent, pour les candidatures, sur celles et ceux qui ont fait savoir depuis plus ou moins longtemps leurs intentions, (ils sont nombreux), celles et ceux qui ont une véritable vision et un projet pour la France (ils sont déjà plus rares). Des éditorialistes annoncent des chiffres et donnent des noms, certains en sont à plusieurs dizaines. Entre février et mars 2016 en dehors de Marine LE PEN qui depuis attend le début de la campagne, seuls Jean Luc MELECHON et Nicolas DUPONT-AIGNAN se sont engagés. Yannick JADOT et François FILLON sont devenus officiellement candidats, à la suite de leur primaire respective. Même si elle ne leur confère pas la même force, elle leur offre une certaine légitimité. Emmanuel MACRON, de son côté, après avoir créé son Mouvement "En Marche" dès avril, a officialisé sa candidature entre ces deux primaires. Henri GUAINO, Rama YADE, sont aussi déclarés. Michèle ALLIOT MARIE fait parler d'elle. Nicolas POUTOUX (NPA) et Florence ARTHAUX(LO) seraient les représentants de l'extrême gauche. Nous pourrions en citer beaucoup d'autres comme Jean LASSALLE par exemple ou encore Sylvie PINEL. Tous peuvent avoir des projets, voire des programmes avancés, peu peuvent espérer se retrouver au second tour. A gauche Jean Luc MELENCHON, à droite François FILLON, et ni à droite, ni à gauche Emmanuel MACRON seraient les seuls capable de passer le premier tour. Pour cela, il est important de ne pas voir trop d'autres candidats venir provoquer une dispersion des voix. Celle-ci donnerait au FN toutes les chances de se retrouver en posture équivalente à celle d'un certain 21 avril 2002. Afin d'éviter ce que tous les politiques craignent. C'est à dire de voir le FN en situation de se maintenir au second tour pour la seconde fois en 15 ans, les électeurs tentés par ce choix doivent pouvoir trouver d'autres candidats pour qui voter. De plus, l'éventail de choix comme nous venons de le voir ne doit pas non plus provoquer un éparpillement des suffrages. Deux candidats potentiels, jouant sur le suspens, analysant les situations, espérant pouvoir se représenter, portent une lourde responsabilité. Ces candidats sont François HOLLANDE et François BAYROU. Tous deux sont par leurs discours des opposants aux idées du FN. Ils devraient l'être aussi dans leurs actes et ne pas se présenter. Les quelques points qu'ils peuvent obtenir, autour de 10% dans le meilleur des cas, ne seront pas soutirés à Marine LE PEN mais aux candidats qui ont plus de chance qu'eux pour arriver en final... Alors, l'avenir du pays ou l’ego des candidats? Nous le saurons d'ici quelques jours...

Cela se complique à Gauche, mais rien n'est simple à droite...

, 18:54

La clôture des candidatures à la primaires du PS se terminera dans 3 petites semaines. Claude BARTOLONE président de l'assemblée nationale a souhaité ce vendredi matin (26/11/16) que Manuel VALLS et François HOLLANDE y soient tous les deux. Il a même ajouté dans sa liste Jean Luc MELANCHON et Emmanuel MACRON. Si pour le 1er ministre c'est l'occasion rêvée de se présenter sans manquer de loyauté à son président. Il est certain que pour celui de la France insoumise et celui qui est En Marche leur participation, où ils ne sont ni l'un ni l'autre réellement à leur place, n'est pas envisageable. Avec Yannick JADOT pour les verts et maintenant Sylvia PINEL investit par le PRG il y a quelques minutes, la division et le nombre de candidat à gauche confirme bien, que dans la situation, le second tour à la présidentielle semble de plus en plus compromis. De plus, il n'est pas impossible de penser qu'une candidature de François BAYROU viendrait surement affaiblir le score potentiel du candidat du PS plutôt que rogner quelques voix à François FILLON. Ce dernier, s'il semble bien parti et en passe de gagner largement la seconde étape de la primaire de la droite et du centre, pourrait avoir aussi du monde sur sa route. En face de lui quelques candidats comme Henri GUENOT ou Michèle ALLIOT-MARIE, voire peut-être les deux, semblent vouloir y aller. Dès lors avec Marine LE PEN, Nicolas DUPONT AIGNAN d'un côté et probablement un ou deux candidats d'extrême gauche (LO et NPA), en plus de Jacques CHEMINADE, la liste s'allonge et est à cette heure constituée de 14 noms. Six à gauche, 5 à droite, 2 ni à droite, ni à gauche et un inclassable seraient sur la ligne de départ... Si un second tour inédit avec un face à face des deux Fronts paraît impensable, devant le casting proposé et la probable dispersion des votes il n'est plus impossible! Un autre tandem, plus classique pourrait voir s'opposer deux anciens ministres des deux derniers présidents: François FILLON et Manuel VALLS. Les pronostics sont ouverts... Il y en a un qui pourrait mettre tout le monde d'accord c'est Emmanuel MACRON, reste à franchir quelques marches.

Casting pour les presidentielles 2017...

, 17:44

Dans six mois, les choses seront réglées. Le nouveau Président ou la nouvelle Présidente sera élu(e). A cette heure, les préparatifs ressemblent plus à une élection de miss France avec son casting qu'à l'élection présidentielle. Il semble que les commentateurs s'intéressent plus à "qui sera candidat ou Président?" que à "quels sont les programmes?" En effet, il est surprenant de s'apercevoir qu'après deux ans de campagne pour François FILLON, les journalistes, analystes et politologues d'un côté et les adversaires ou concurrents de l'autres découvrent son programme. Les français qui se sont déplacés pour voter à la primaire de la droite et du centre ont-ils voté pour lui au hasard? Ont-ils pu choisir en connaissance de cause? Sont-ils depuis intéressés par le déballage sur l'IVG ou attendent-ils pour voter de savoir s'il faut rassembler tout le monde ou encore choisissent-ils en fonction de ce qui leur parait bon pour leur situation du moment ou celle du pays? Pour répondre à ces questions il est utile de s'intéresser à ce qui se passe réellement en France d'une part et dans le microcosme, cher à Raymond BARRE, d'autre part. Les élites, élues et commentateurs, ne passent-ils pas trop de temps sur la conquête ou la conservation du pouvoir plutôt que de s'intéresser à la façon de bien l'exercer? N'est ce pas de cette façon le pouvoir de la communication et du pragmatisme qui a pris le pas sur l'idéologie et la précision du projet? Tout cela n'est-il pas en lien avec notre système constitutionnel et la rencontre d'un(e) candidat(e) avec le pays? Il y a un peu de chaque et aussi une volatilité du corps électoral. Les sondeurs sont perdus, ne voient plus les tendances ou mal. La versatilité des votants pourrait être liée aux multiples sources d'informations et aux annonces permanentes de l'info 24/24. Le Président en exercice, François HOLLANDE, à moins de 10% dans les sondages, pas encore candidat officiel, laisse planer un doute qui permet que l'on parle de lui, sans qu'il n'ait besoin de rien dire! La date du 10 décembre est annoncée, il ne pourra pas le faire après le 15, date limite du dépôts des candidatures pour la primaire du PS. Il aurait tort de le faire trop vite, il a raison d'attendre que l'autre primaire lui désigne son adversaire. Il regarde aussi, dans les sondages d'opinion, l'évolution d'Emmanuel MACRON. L'important pour lui n'est pas aujourd'hui le projet, encore moins son bilan. Il attend que le vent tourne...et garde un œil sur les chiffres du chômage (qui devrait finir par baisser vu tous les artifices d'emploi utilisés)! Pour les candidats de la primaire de la droite et du centre, si le premier tour a été: "tout sauf SARKOZY", il en est un, sans faire de bruit, qui à creusé son sillon et a surpris tout le monde en devenant le favori imbattable. Il a su se démarquer, se faire remarquer, s'imposer, se donner une image de présidentiable et présenter un projet. Aujourd'hui tout le monde lui tombe dessus, mais la différence est faites. Emmanuel MACRON de son côté est En Marche et ne s'en préoccupe pas. Les sondeurs, les commentateurs sont passés à côté, il n'y a en fait que le casting qui les intéresse, ou les petites phrases, ou le côté superficiel du débat. Ils réclament et attendent le pugilat et ce qui va pouvoir faire de l'audimat. Ce qui intéresse les français c'est en réalité la vrai politique et non plus le casting. Ils ont compris qu'il n'était plus possible de croire au "rasage gratis". Ce qui les inquiète c'est leur santé, c'est leur pouvoir d'achat, c'est l'évolution de notre société et au bout les remèdes proposés. L'union des français pourrait se faire cette fois sur ce à quoi ils s'attendent, c'est à dire un passage obligé et non pas vers le mieux disant ou le plus offrant... Les français sont responsables et vont probablement cette fois surprendre les élites. Notre constitution et la Vème république qui va avec ont été instituées pour répondre à des situations difficiles... Le second tour de la présidentielle pourrait se faire entre François FILLON et Emmanuel MACRON. Il faudra toutefois attendre la fin du casting et ne pas se tromper!

Nicolas SARKOZY: sortie digne, François BAYROU: rentrée à venir? François HOLLANDE:devrait bien réfléchir...

, 22:54

Beau perdant, il reconnait sa défaite, souhaite le meilleur pour la suite, semble vouloir être plus présent auprès de sa famille mais a bien précisé qu'il soutiendrait le vainqueur de cette primaire pendant la présidentielle, en apportant dès ce soir, pour dimanche prochain, son vote à François FILLON. Nicolas SARKOZY est resté digne. Sans anticiper les résultats de la semaine prochaine, Alain JUPPE, le grand favori des sondages, risque bien d'être battu. François BAYROU a toujours dit qu'il prendrait ses responsabilités. Il va attendre encore une semaine...Il va lui falloir voir comment Emmanuel MACRON est perçu après sa déclaration de candidature il y a quelques jours et ce que François FILLON va annoncer après cette semaine décisive s'il l'emporte... François HOLLANDE espère sans doute qu'Alain JUPPE ne passe pas le cap. Il espère annoncer sa candidature, se montrer comme le garant de la démocratie, le rassembleur d'une gauche en difficulté, se poser comme le recours contre le risque à droite. Il ne doit pas toutefois oublier la leçon de ce soir avec l'élimination de SARKOZY. François FILLON a pris de plus une dimension qu'il lui sera difficile d'égaler. En réalité, si Emmanuel MACRON est capable de devenir présidentiable, il a une carte à jouer. Personne ne parle de Marine LE PEN, elle était encore ces derniers jours certaine d'aller au second tour. Le moyen qu'elle n'y soit pas, c'est que ni HOLLANDE, ni BAYROU ne se présentent. Sont-ils prêts à sacrifier leur ego pour le pays qu'ils disent tant aimer. Des pages se tournent, des livres se ferment... Une nouvelle histoire commence.

Primaires de la droite et du centre en attendant celles du PS

, 14:03

Pour les présidentielles 2017, certaines candidatures sont affirmées et confirmées. Celle d'Emmanuel MACRON est irrévocable et il a commencé hier à Marseille son tour de FRANCE de campagne. Jean Luc MELANCHON et Marine LE PEN sont chacun à leur front. Yannick JADOT ne fait plus parler de lui depuis sa victoire aux primaires des verts. Nicolas DUPONT-AIGNAN est debout depuis quelques mois Jacques CHEMIINADE s'est affiché sur quelques murs. Voilà pour les 6 lancés avec des destinées et des espoirs très différents dans un futur proche.

Dimanche, prochain, 20 novembre, le premier tour des primaires de la droite et du centre donnera la première partie de son verdict. Deux candidats sortiront parmi les 7 engagés. Il faudra attendre le second tour et le 27 novembre pour connaître "l'heureux élu". Déjà, les appels à voter pour l'un ou l'autre, les ralliements donneront des indications dans la semaine à venir. Il est toutefois possible de faire des hypothèses, sans risque de se tromper, même si rien n'est jamais écrit d'avance. Trois candidats sortent du lot, François FILLON, Alain JUPPE et Nicolas SARKOZY par ordre alphabétique. NKM pourrait créer la surprise et coiffer pour la 4ème place Bruno LEMAIRE qui s'est évertué à répéter qu'il était le renouveau alors qu'il aurait dû l'incarner. Jean François COPPE et Jean Frédéric POISSON ont plus donné l'impression de n'être que des "sparring-partners". Comme cela arrive fréquemment, le grand favori voit son avance fondre et les courbes peuvent finir par se croiser. Paradoxalement, ce n'est pas Nicolas SARKOZY qui donne l'impression de pouvoir en profiter mais bien François FILLON dont la percée des dernières semaines lui a permis d'acquérir l'image d'un présidentiable. Si Nicolas SARKOZY était dès dimanche éliminé, François BAYROU ne devrait pas à priori se déclarer. Ses chances d'ailleurs de bien figurer sont de toutes les façons réduites depuis qu'Emmanuel MACRON surfe sur ces thèmes de prédilection et en appelle à tous le français.

Si le Président en exercice aura le loisir de connaître les principaux candidats, en concurrence avec celui qui sortira de la primaire du PS, avant d'officialiser sa décision mi-décembre, il est dans une situation plutôt délicate où pas moins de trois de ses anciens ministres se présentent contre lui. S'il se déclare, il devra attendre un peu plus d'un mois pour savoir comment la primaire du PS se déroulera et départagera les protagonistes. Il ne peut en sortir qu'un peu plus diminué même s'il est désigné. Arnaud MONTEBOURG a déjà annoncé qu'il ne s'engagerait pas dans la campagne si François HOLLANDE était désigné, Benoit HAMON de son côté considère que le Président a trop tardé pour essayer d'enrayer son décrochage dans les estimations ou sondages sur sa popularité. Les autres candidats potentiels sont Marie Noëlle LIENEMANN, Gérard FILOCHE, Bruno DE RUGY, Jean Luc BENHAMIAS. Emmanuel MACRON a bien compris que la primaire risquait de confirmer l'implosion du PS.

Le Président Normal a vécu, il est possible qu'il devienne un homme ordinaire. .

Emmanuel MACRON un candidat officiel

, 13:38

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"En Marche"

, 13:00

Le BREXIT, puis Donald TRUMP ont montré successivement que rien n'était joué d'avance.

Cela fait peur mais à y regarder de près, les Anglais depuis quelques semaines n'ont pas l'air de plus souffrir. Il est vrai que Mark & Spencer va fermer en France mais l'onde de choc annoncée n'est pas là. L'effondrement des bourses n'est pas non plus au RDV, Certaines prises de bénéfice ont eu lieu mais le court de la finance mondiale n'est pas plus perturbé que cela.

Il en sera probablement de même au USA. Le discours du nouveau Président, très politique, tout en nuance est là pour prouver qu'il y à la campagne et l'élection puis l'heure des premières mesures... Il parle d'unité et va rapidement abandonner certaines promesses irréalisables...

La démocratie est ce qu'elle est. Nous n'avons pas à juger, le peuple américain est souverain et à fait son choix. Choisir c'est renoncer,

Nous avons à prendre en compte cette nouvelle donne, montrer notre réalisme, notre capacité d'adaptation...et notre vision non seulement de la France mais aussi du monde.

Pour ce qui est du calendrier, la Présidentielle 2017 est l'occasion rêvée de montrer que l'anticipation et la nouveauté sont En marche!

Il y aurait pléthore de candidats...mais un(e) seul(e) sera le (la) Président(e) de la République

, 21:50

En plein milieu des primaires de la droite et du centre, où parmi 7 candidats le centre est absent, le Président en exercice, toujours au plus bas dans les enquêtes d'opinion vient d'annoncer qu'il continuait le combat pour redresser le pays (sic !) et qu'il irait jusqu'au bout (re sic!!),

La primaire du PS en janvier va donc compter en plus de M. MONTEBOURG, de M.HAMON, un Président en exercice, ou peut être un Premier Ministre revigoré par des sondages favorables... Il y a aura quelques autres candidats comme M. FILOCHE, Mme LIENEMANN...

Au Front, tout à Gauche il y a M. MELANCHON, tout à droite Mme LE PEN et la liste ne s'arrête pas là...

Le vert, M.JADOT, fraîchement nominé, va essayer de récupérer les 250 signatures qui lui manque.

Le PC en refusant à 53,4% son soutien au candidat du Front de Gauche pourrait décider d'envoyer son représentant

M. CHEMINADE déjà là, à la fin des années 70, a fait poser ses premières affiches.

N'oublions pas M.DUPONT AIGNAN à la droite d'une droite républicaine

A 7 mois du scrutin, une fois les primaires terminées il n'y aura pas moins de 7 candidats, sans compter le classique représentant de Lutte Ouvrière, pourquoi pas un NPA et puis toujours un ou deux candidats supplémentaires, plus ou moins originaux, plus ou moins surprenants, plus ou moins corporatistes...

Si M. SARKOZI est le vainqueur à droite, M. BAYROU s'engagera dans la bataille...

C'est donc parmi 8 à 12 candidats qu'il sera possible de choisir le (ou la) Président(e) qui aura la lourde tâche de faire ce qui n'a pas été fait depuis longtemps...ou qui continuera sur le rythme des demi-mesures ou des réformes incomplètes ou dénaturées...

Je n'ai pas oublié dans la liste M. MACRON qui n'a pas dit son dernier mot, attend le moment propice, peaufine son programme et pourrait créer la surprise. Je le gardais en réserve. Tentera-t-il d'être le sauveur de la gauche (trop représentée pour bien figurer), sera-t-il un candidat nouveau, donc rénovateur d'un vieux système dépassé, deviendra-t-il celui qui mettra tout le monde d'accord? Nous le saurons bientôt...

Il est "En Marche"