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Mot-clé - féminisation

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Un féminisation compliquée.

, 09:01

Intolérable, inadmissible, impensable,...

L'arrivée d'une femme à la tête du CROS de l'ex Haute-Normandie a provoqué des réactions de certains membres représentatifs du mouvement olympique tant au niveau national que de l'ex Basse-Normandie qui sont pour le moins inqualifiables.  Elle a été accusée de refuser la concertation alors que ses accusateurs n'ont même pas daigné répondre à son premier message les informant qu'elle venait d'être élue, ni aux suivants où elle leur demandait de se positionner sur le travail nécessaire à l'instruction des dossiers du CNDS.

Alors que sur 22 anciennes régions il n'y a que deux présidentes de CROS il était envisageable que certains puissent se féliciter au moins d'un frémissement de féminisation dans le mouvement sportif. Il n'en n'a rien été.  Elle n'attendait pas de félicitations de la part du CNOSF, elle n'en n'a pas eu! Par contre elle a reçu des invectives, non pas des conseils mais véritablement des reproches sur sa façon de vouloir faire évoluer dans le bon sens la représentation du mouvement sportif au sein de la commission territoriale du CNDS. Crime de lèse-majesté, elle n'a pas pris les caciques vieillissants, rabâcheurs de leur petit titre, seuls à détenir la solution et la bonne parole, arc boutés sur leur siège et agrippés à leurs illusions. Qu'avait-elle fait là d'ouvrir à un renouvellement mais surtout à une parité homme/femme!  Ni la souveraineté de l'Assemblée Générale, ni l'autonomie responsable du comité directeur, encore moins la liberté d'action et d'innovation de la présidente n'étaient possibles, sans l'aval jacobin d'un pouvoir centralisé parisien, réclamé à cors et à cri par des petits criant de loin et n'osant même pas se révéler au grand jour tant ils sont incapables d'assumer leur travers pour simplement conserver un semblant d'existence.

J’avais été témoin quelques semaines auparavant de ces mêmes attitudes et de cet acharnement de certains à s’accrocher à des archaïsmes et de privilégier leur position plutôt que d’envisager une modernisation et une évolution du mouvement sportif en Normandie. Je subodorais que les conciliabules et les échanges  au sein d’une commission des territoires d’un autre temps portaient plus sur un conservatisme antique et nuisible que sur la volonté d’avancer. Je ne m’imaginais pas que s’en était à ce point.

Les courriers signés par le Président du CNOSF sur ces sujets n’ont pas pu être dictés ou écrits par lui. Je doute même qu’il ait pu les signer. En tout cas s’il la fait, il n’a pas pu les lire !

Avant de fermer et de ranger le livre, je souhaitais écrire encore quelques pages: c'est fait!

Constat confirmé: Au sein du Mouvement Sportif il n'y a pas de pouvoir ni d'imagination mais plutôt du travail...

, 19:34

En démocratie, le pouvoir est exécutif, législatif et judiciaire.

Au sein du mouvement sportif, du niveau national (fédéral) au niveau communal (club) il n'y a pas de pouvoir. Le mouvement sportif est en effet en France sous la tutelle de l'état. Les fédérations sont placées  sous la tutelle du ministère chargé des sports, ou du ministère chargé de l'éducation nationale pour le sport scolaire et universitaire. Le ministère chargé des sports participe toutefois à la définition et à la mise en oeuvre de leurs objectifs.

Pour ce qui est des Comités Olympiques, le problème est le même. Sur le plan financier l'essentiel de leurs ressources provient du CNDS, des subventions d'état, de celles des collectivités territoriales. Ils sont donc pour la plupart tenus en laisse et mis sous perfusion.

Il n'y a donc pas de pouvoir et pas d'autonomie responsable possible pour le moment. Ce constat réalisé, dès mes premières semaines à la tête du Comité Régional, n'a fait que se confirmer au fur et à mesure de l'avancée du mandat, pour même à mon avis s'aggraver. Il n'est pas le simple fait des tutelles mais tout bonnement celui du Mouvement Olympique et Sportif lui même qui s'évertue à conserver sa position de résigné-réclamant, incapable d'assumer ses responsabilités, de faire preuve d'imagination et de pérenniser des emplois qu'il se fait subventionner.

Pour que cela évolue et change, il y a du travail. Nous l'avons initié, Marie-Thérèse POUCHET et le comité directeur l'ont prolongé. Nous avons tenté de créer une dynamique autour de la cohérence et de la cohésion mais les mentalités ne sont pas prêtes. Beaucoup s'obstinent à défendre becs et ongles un vieux systèmes dépassés et sans issue, autour d'une représentation multiple et dispersée qui isole chaque structure.

Le pseudo pouvoir que donne un titre ou un siège dans le mille feuille du mouvement sportif donne à son détenteur l'impression ou l'illusion d'être quelqu'un. Cela permet de rencontrer le Préfet, de participer à des réunions "importantes", d'assister à des rencontres sportives en tribune officielle... mais au total ne permet cependant pas au mouvement sportif de sortir de son marasme économique, de devenir force de proposition, de s'émanciper, d'anticiper, de s'autonomiser, d'innover et de s'affirmer pour être reconnu et incontournable.

Je n'ai pas l'impression d'avoir perdu mon temps ni mon énergie pendant cette période de 42 mois. J'ai pensé à tort que les blocages venaient de ma personnalité. La nouvelle Présidente a été confrontée à des problèmes identiques pour ne pas dire pire (j'y reviendrai). Je suis simplement coupable de ne pas avoir été clairvoyant, d'avoir cru à la prise de conscience des représentants  du mouvement sportif et à l'évolution de leur mentalité plus rapidement. L'intérêt général n'est pas au centre de leur préoccupation et le système comme il est organisé ne permettra pas d'en accélérer la prise de conscience.

Il y a du travail et une véritable métamorphose à opérer. Elle aura lieu, irrémédiablement, contre la volonté des actuels protagonistes qui n'en prennent pas la mesure... Le sport comme il existe dans son organisation ne survivra pas à la nécessaire professionnalisation, à l'évolution du 2.0 et à la génération Z qui est déjà K !

Les premiers mots de notre Présidente au Conseil d'administration

, 07:13

Le changement symbolique et stratégique que vient de vous proposer Didier peut vous surprendre, voire vous étonner mais il a un vrai sens pour nous deux et nous espérons pouvoir le partager avec vous tous.

Nous avons pris le temps de la réflexion nécessaire, convaincus que nous devions emprunter le chemin de la modernisation et de faire de la fusion un moyen de gagner en complémentarité et en efficacité.

Nous sommes, comme vient de le rappeler Didier, sur la dernière ligne droite de l’olympiade mais celle-ci a une particularité car elle se termine par un virage, un tournant qu’il est nécessaire de négocier harmonieusement mais fermement car 2017 c’est demain et 2017 c’est entrer en mouvement, c’est montrer que nous sommes capables d’être force de propositions et de rassemblement.

Depuis 2013 nos convictions n’ont pas changé : nous devons nous moderniser, innover mais surtout nous rassembler. Marie-Therese.jpg

Il est de notre devoir, d’une part, de continuer à mener à bien les actions de notre projet associatif et de remplir les missions qui nous ont été confiées en mars 2013 et, d’autre part, d’accélérer le processus de fusion en poursuivant la construction du Mouvement Sportif Normand dans lequel la grande majorité des ligues et comités régionaux déjà normands ou en voie de l’être se retrouveront.

Nous devons aussi, comme nous l’a rappelé Mme la directrice, féminiser nos instances. Chacun sait ici combien je suis attachée à la féminisation mais pas celle qui est contrainte, dépourvue de sens, mais celle qui fera que nous n’aurons plus besoin de parler de commission « femmes et sport », de concours « femmes et sport », de formations pour les femmes, de parité ou de quota. Une féminisation naturelle pour une réelle complémentarité.

Ainsi, si votre vote exprime une large adhésion à cette proposition, je remplirai humblement la mission de représentante du CROS HN tel que stipulé dans nos statuts en gérant, avec l’aide des salariés et de l’équipe que nous formons depuis plus de 3 ans, le « quotidien » du CROS et la réalisation des actions entreprises. La responsabilité de la fusion de nos deux CROS, la gestion des politiques publiques et la création d’un mouvement sportif normand, organe de transition mais aussi et surtout organe de rassemblement, d’innovation, de modernisation reviendra à Didier. Ce partage des rôles, outre la féminisation qui nous tenait à cœur à l‘un et à l’autre, représente avant tout un moyen d’avancer et d’innover pour passer des paroles aux actes. Si la Région « Normandie » est officielle depuis le 1er janvier 2016, nos deux CROS ont encore un bon bout de chemin à parcourir pour ne faire qu’un. Mais nous ne pouvons plus continuer à tergiverser, à faire sans cesse des allers retours ou des marche arrière, à rester passif et à subir la réforme territoriale au lieu d’en être véritablement acteur.

Didier représentera également le CROS dans les AG des ligues et comités régionaux auxquelles nous sommes conviés.

Si cette réorganisation m’a demandé un temps de réflexion assez conséquent, une clarté certaine a remplacé la nébulosité première et les convictions d’une modernisation indispensable ont remplacé les craintes existantes.

Je suis aujourd’hui, si bien entendu vous nous accordez votre confiance, prête à relever avec Didier le défi de la mutualisation, du partage, du rassemblement dans le plus grand respect des uns et des autres.

La répartition des missions entre Didier qui deviendrait alors Vice-Président délégué et moi-même sera à la fois simple et précise et elle montrera que ce ne sont pas les « titres qui font les actions ».

Féminisation du Comité Régional Olympique

, 06:35

Nous vous l'avions annoncé, nous l'avons fait.

La féminisation de nos structures n'est pas un vain mot. C'est un engagement à forte valeur ajoutée. Ce n'est pas un argument de campagne électoraliste, C'est pour le CROS de (l'ex haute) Normandie une réalité.

Si c'est l'aboutissement d'une réflexion partagée entre marie-Thérèse et moi, c'est aussi une avancée pour un projet en accord avec les membres du bureau. Enfin c'est surtout l'unanimité du Conseil d'Administration.

Marie-Thérèse nous l'a dit, sa prise de fonction est un signe fort de continuité de la modernisation et de l'innovation engagées. Sa présidence rimera avec rencontres, partage, échanges et sera pour la fin de l'olympiade tournée vers la Normandie du sport et ses clubs.

Dès aujourd'hui notre binôme reprend son chemin de la cohérence pour le mouvement sportif normand ...

...à suivre

Un page se tourne...un nouveau livre s'ouvre pour le mouvement sportif normand

, 23:14

Dès lundi 2 mai, la féminisation du mouvement sportif ne sera plus un vœux pieux.

La modernisation engagée se confirmera.

La fusion normande suivra très vite avec la création du mouvement sportif normand de transition souhaitée dès janvier http://didier.polin.over-blog.com/2016/01/a-quand-un-mouvement-sportif-autonome-et-responsable.html puis de nouveau évoquée fin février http://didier.polin.over-blog.com/2016/02/mouvement-sportif-normand-mo-s-n.html

L’archaïsme a vécu, l'innovation est là.

Le pouvoir pour le pouvoir n'a plus de sens ce sont les missions qui importent et les projets qui comptent

...à suivre

Journée de la femme

, 21:11

Les média en ont parlé, certains hommes politiques l'ont évoqué, des femmes ont été sollicitées pour aborder le sujet dans la presse. C'était aujourd'hui la journée de la femme. Ce devrait-être tous les jours, comme celle des hommes d'ailleurs. Egalité, oui, à condition qu'elle ne soit pas limitative. Pourquoi certaines femmes n'obtiendraient-elles pas des rémunérations supérieures à certains hommes par exemple. Pourquoi lors d'élections ne pourrait-il pas y avoir plus de femmes que d'hommes en raison des conditions sociales, familiales ou économiques d'un secteur ou des particularités d'un territoire. La parité, drôle de projet, pourquoi remplacer un homme de valeur qui fait ses preuves par une femme non moins de valeur qui n'a pas fait encore ses preuves sous prétexte de parité? Pourquoi aussi laisser des circonscriptions difficiles voire imprenables à des femmes en profitant de la parité pour les envoyer au casse-pipe? Faut-il en raison de parité et d'égalité, une remise en question de la galanterie? C'est un problème d'éducation, il n'est pas souhaitable que cela devienne condescendant. Il est important d'élever le débat à biens d'autres considérations...Cette journée est internationale, il ne faut pas l'oublier! Le féminisme est-il (ou est-elle) encore un sujet sérieux ou une question sérieuse. Faut-il revenir à des règles grammaticales du genre "hermaphrodite".  Il y a un vrai débat à lancer.  Obliger les femmes à s'engager n'est pas une solution. Sont-elles libres de le faire? Ont-elles envie de le faire? Là sont les questions. Engagées, ont-elles le choix de la circonscription? Choisir, là est la liberté de penser, de religion, de s'habiller. Où est l'égalité lors d'une séparation ou d'un divorce? Qui a le plus souvent la garde des enfants, est amené à verser une pension alimentaire et pourquoi? La parité doit aussi amener une forme de rééquilibrage à ce niveau. Le principe des quotas m'est désagréable. Qu'allons nous faire en médecine, où les jeunes femmes semblent depuis quelques années mieux réussir que les hommes? Faut-il sous prétexte d'égalité ou de parité établir des quotas? Réserver un nombre de places au concours pour les hommes? Dans dix ou quinze ans, quels seront les besoins en médecins des urgences, au samu, en médecine du travail, de PMI (Protection Maternelle et Infantile), scolaires, à la campagne et à la ville...? Faudra-t-il aussi établir des quotas et une parité dans chaque cas? Les sujets et surtout les questions restent encore nombreuses...