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Constat confirmé: Au sein du Mouvement Sportif il n'y a pas de pouvoir mais plutôt du travail...

, 19:34

En démocratie, le pouvoir est exécutif, législatif et judiciaire.

Au sein du mouvement sportif, du niveau national (fédéral) au niveau communal (club) il n'y a pas de pouvoir. Le mouvement sportif est en effet en France sous la tutelle de l'état. Les fédérations sont placées  sous la tutelle du ministère chargé des sports, ou du ministère chargé de l'éducation nationale pour le sport scolaire et universitaire. Le ministère chargé des sports participe toutefois à la définition et à la mise en oeuvre de leurs objectifs.

Pour ce qui est des Comités Olympiques, le problème est le même. Sur le plan financier l'essentiel de leurs ressources provient du CNDS, des subventions d'état, de celles des collectivités territoriales. Ils sont donc pour la plupart tenus en laisse et mis sous perfusion.

Il n'y a donc pas de pouvoir et pas d'autonomie responsable possible pour le moment. Ce constat réalisé, dès mes premières semaines à la tête du Comité Régional, n'a fait que se confirmer au fur et à mesure de l'avancée du mandat, pour même à mon avis s'aggraver. Il n'est pas le simple fait des tutelles mais tout bonnement celui du Mouvement Olympique et Sportif lui même qui s'évertue à conserver sa position de résigné-réclamant, incapable d'assumer ses responsabilités, de faire preuve d'imagination et de pérenniser des emplois qu'il se fait subventionner.

Pour que cela évolue et change, il y a du travail. Nous l'avons initié, Marie-Thérèse POUCHET et le comité directeur l'ont prolongé. Nous avons tenté de créer une dynamique autour de la cohérence et de la cohésion mais les mentalités ne sont pas encore totalement prêtes. Beaucoup s'obstinent à défendre becs et ongles un vieux systèmes dépassés et sans issue, autour d'une représentation multiple et dispersée qui isole chaque structure.

Le pseudo pouvoir que donne un titre ou un siège dans le mille feuille du mouvement sportif donne à son détenteur l'impression ou l'illusion d'être quelqu'un. Cela permet de rencontrer le Préfet, de participer à des réunions "importantes", d'assister à des rencontres sportives en tribune officielle... mais au total ne permet cependant pas au mouvement sportif de sortir de son marasme économique, de devenir force de proposition, de s'émanciper, d'anticiper, de s'autonomiser, d'innover et de s'affirmer pour être reconnu et incontournable.

Je n'ai pas l'impression d'avoir perdu mon temps ni mon énergie pendant cette période de 42 mois bien au contraire et le chemin parcouru est important. Je regrette de ne pas avoir eu le temps de mener à bien plus de projets, d'avoir permis d'opérer encore plus de changement... Le système comme il est organisé encore aujourd'hui en est la raison principale.

Il y a du travail et une véritable métamorphose à continuer d'opérer. Elle aura lieu, irrémédiablement, contre la volonté des protagonistes les plus archaïques qui n'en prennent pas la mesure... ou ne veulent pas la prendre. Le sport comme il existe dans son organisation ne survivra pas à la nécessaire professionnalisation, à l'évolution du 2.0 et à la génération Z qui est déjà K !

Les premiers mots de notre Présidente au Conseil d'administration

, 07:13

Le changement symbolique et stratégique que vient de vous proposer Didier peut vous surprendre, voire vous étonner mais il a un vrai sens pour nous deux et nous espérons pouvoir le partager avec vous tous.

Nous avons pris le temps de la réflexion nécessaire, convaincus que nous devions emprunter le chemin de la modernisation et de faire de la fusion un moyen de gagner en complémentarité et en efficacité.

Nous sommes, comme vient de le rappeler Didier, sur la dernière ligne droite de l’olympiade mais celle-ci a une particularité car elle se termine par un virage, un tournant qu’il est nécessaire de négocier harmonieusement mais fermement car 2017 c’est demain et 2017 c’est entrer en mouvement, c’est montrer que nous sommes capables d’être force de propositions et de rassemblement.

Depuis 2013 nos convictions n’ont pas changé : nous devons nous moderniser, innover mais surtout nous rassembler. Marie-Therese.jpg

Il est de notre devoir, d’une part, de continuer à mener à bien les actions de notre projet associatif et de remplir les missions qui nous ont été confiées en mars 2013 et, d’autre part, d’accélérer le processus de fusion en poursuivant la construction du Mouvement Sportif Normand dans lequel la grande majorité des ligues et comités régionaux déjà normands ou en voie de l’être se retrouveront.

Nous devons aussi, comme nous l’a rappelé Mme la directrice, féminiser nos instances. Chacun sait ici combien je suis attachée à la féminisation mais pas celle qui est contrainte, dépourvue de sens, mais celle qui fera que nous n’aurons plus besoin de parler de commission « femmes et sport », de concours « femmes et sport », de formations pour les femmes, de parité ou de quota. Une féminisation naturelle pour une réelle complémentarité.

Ainsi, si votre vote exprime une large adhésion à cette proposition, je remplirai humblement la mission de représentante du CROS HN tel que stipulé dans nos statuts en gérant, avec l’aide des salariés et de l’équipe que nous formons depuis plus de 3 ans, le « quotidien » du CROS et la réalisation des actions entreprises. La responsabilité de la fusion de nos deux CROS, la gestion des politiques publiques et la création d’un mouvement sportif normand, organe de transition mais aussi et surtout organe de rassemblement, d’innovation, de modernisation reviendra à Didier. Ce partage des rôles, outre la féminisation qui nous tenait à cœur à l‘un et à l’autre, représente avant tout un moyen d’avancer et d’innover pour passer des paroles aux actes. Si la Région « Normandie » est officielle depuis le 1er janvier 2016, nos deux CROS ont encore un bon bout de chemin à parcourir pour ne faire qu’un. Mais nous ne pouvons plus continuer à tergiverser, à faire sans cesse des allers retours ou des marche arrière, à rester passif et à subir la réforme territoriale au lieu d’en être véritablement acteur.

Didier représentera également le CROS dans les AG des ligues et comités régionaux auxquelles nous sommes conviés.

Si cette réorganisation m’a demandé un temps de réflexion assez conséquent, une clarté certaine a remplacé la nébulosité première et les convictions d’une modernisation indispensable ont remplacé les craintes existantes.

Je suis aujourd’hui, si bien entendu vous nous accordez votre confiance, prête à relever avec Didier le défi de la mutualisation, du partage, du rassemblement dans le plus grand respect des uns et des autres.

La répartition des missions entre Didier qui deviendrait alors Vice-Président délégué et moi-même sera à la fois simple et précise et elle montrera que ce ne sont pas les « titres qui font les actions ».

Proposition de féminisation

, 07:07

Nous sommes dans la dernière ligne droite de l’olympiade.

Autour d’un projet partagé et en équipe, depuis le 26 mars 2013, nous avons tenu nos engagements. Je souhaite que notre Conseil d’Administration ce soir puisse en avoir conscience et en être fier.

Nous avons maintenu le cap, conservé notre ligne de conduite, respecté notre paroles et nous sommes à chaque fois passés aux actes. La dynamique des relations au sein du mouvement sportif s’en est trouvée confortée comme sa légitimité et sa reconnaissance. Nous allons aller encore plus loin dans cette innovation et cette modernisation pour nous donner les moyens de mener à bien les deux grands projets sur lesquels nous n’avons pas encore complètement abouti et pour lesquels je m’étais engagé avec vous.

Il s’agit de la féminisation et de la création du mouvement sportif normand.

A la suite des courriers (que vous avez en copie dans vos pochettes) reçus du CNOSF et de la DRJSCS, signés respectivement de Denis MASSEGLIA et de Sylvie MOUYON-PORTE, au sujet de la tant convoitée commission territoriale du CNDS, j’ai écrit aux membres que l’on « m’a proposé de proposer », dont les Présidents des CDOS et Michel TIREL, pour que chacun en son âme et conscience puisse réfléchir à la nécessaire féminisation de la commission et éventuellement me fasse des propositions. A l’heure où je vous parle les réponses que j’ai obtenues me conforte à aller plus loin dans les évolutions que j’avais envisagées au début. Si j’ai souhaité prendre le temps de la réflexion avant d’officialiser la désignation des membres de la commission territoriale du CNDS, il m’est apparu nécessaire de profiter de cette occasion pour faire évoluer les mentalités et évident que Marie-Thérèse devait devenir la co-présidente de cette commission.

Pour ce qui est de la fusion, depuis notre AG puis la réunion organisée par le président de région le projet de création du Mouvement Sportif Normand est une évidence qui doit devenir une réalité. Les ligues déjà Normandes, ou celles encore sur l’ancien modèle, adhèrent dans leur très grande majorité à l’accélération de la fusion.

Avec Marie-Thérèse, par la réflexion que nous avons instaurée, l’engagement que nous avons pris, les positions que nous avons soutenues, par les remarques et les suggestions des membres du bureau, les encouragements de certains d’entre vous mais aussi les arguments que d’autres nous ont opposé nous avons acquis progressivement cette conviction que notre engagement reste le bon. Il est avant tout au service de tous et non pas à la recherche ou à la défense d’un titre... Ainsi, je vous demande solennellement ce soir, pour la fin de notre olympiade de continuer de faire confiance au binôme que nous animons avec Marie-Thérèse. En réalité je souhaite lui transmettre le témoin afin que nous puissions en échangeant nos rôles améliorer nos actions, réaliser au mieux nos missions et amplifier l’impact qu’elles auront. L’interversion de nos rôles outre la féminisation qu’elle officialisera, va, à un an de la fin de l’olympiade, permettre d’accélérer le processus engagé de modernisation du mouvement sportif Normand.

Je ne démissionne pas du CROS, ni du CA, ni du bureau, je vous demande simplement que ce soir pour les raisons stratégiques et hautement symboliques évoquées nous changions de Présidence. En respect de nos statuts, comme il est écrit dans l’article 9, pour quel que motif que ce soit, je vous propose que la vice-présidente déléguée devienne dès facto, à ma demande et à ma place la présidente du CROS et par la même la co-présidente de la commission du CNDS. Elle pourra dans les meilleurs délais désigner et féminiser cette commission.

Comme je l’ai souvent répété mon engagement n’est lié qu’aux missions de promotion et de développement du sport et non pas à un titre si honorifique soit-il. Marie –Thérèse, si vous en êtes d’accord, va avoir, non pas à représenter les femmes mais à faire entendre la voix du mouvement sportif, apporter sa vision, faire évoluer les esprits pour que le sport pour tous reste au centre de nos actions et devienne une réalité plus largement en Normandie, pour que la féminisation ne soit pas un mot ou un motif de campagne, ni une invitation à des formations pour se donner bonne conscience mais bien un acte fort, une volonté de progrès, d’innovation, de modernisation…

Nous voterons dans quelques instants pour ce changement. Nous avons besoin pour cela de votre adhésion et de votre soutien le plus large possible car c’est avec vous que nous avançons et aboutirons.

Marie-Thérèse va vous faire à son tour part de sa réflexion, de sa volonté, de son engagement et de son projet. Je serai pour ma part dans le rôle et la mission qu’elle me confiera au sein du CA, je resterai dans l’esprit de représenter au mieux le Mouvement Sportif Normand dans son ensemble, je continuerai de favoriser la reconnaissance la plus large possible du travail et des mérites de nos ligues et comités et de mettre au cœur de nos actions les clubs, véritables unités de base, indispensables par leur maillage territorial, à la réalisation de nos projets et objectifs désintéressés.

Je vous remercie de votre attention et passe la parole à Marie-Thérèse…

Féminisation du Comité Régional Olympique

, 06:35

Nous vous l'avions annoncé, nous l'avons fait.
La féminisation de nos structures n'est pas un vain mot. C'est un engagement à forte valeur ajoutée. Ce n'est pas un argument de campagne électoraliste, C'est pour le CROS de (l'ex haute) Normandie une réalité.
Si c'est l'aboutissement d'une réflexion partagée entre marie-Thérèse et moi, c'est aussi une avancée pour un projet en accord avec les membres du bureau. Enfin c'est surtout l'unanimité du Conseil d'Administration.
Marie-Thérèse nous l'a dit, sa prise de fonction est un signe fort de continuité de la modernisation et de l'innovation engagées. Sa présidence rimera avec rencontres, partage, échanges et sera pour la fin de l'olympiade tournée vers la Normandie du sport et ses clubs.
Dès aujourd'hui notre binôme reprend son chemin de la cohérence pour le mouvement sportif normand ...

...à suivre

Un page se tourne...un nouveau livre s'ouvre pour le mouvement sportif normand

, 23:14

Dès lundi 2 mai, la féminisation du mouvement sportif ne sera plus un vœux pieux.
La modernisation engagée se confirmera.
La fusion normande suivra très vite avec la création du mouvement sportif normand de transition souhaitée dès janvier puis de nouveau évoquée fin février
L’archaïsme a vécu, l'innovation est là.
Le pouvoir pour le pouvoir n'a plus de sens ce sont les missions qui importent et les projets qui comptent

...à suivre