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Mot-clé - démocratie

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Rien ne sera plus comme avant

, 06:08

La date du 17 novembre 2018 ne restera peut être pas dans les manuels d'histoire et les mémoires mais il y aura un avant et un après.
La crise, débutée ce jour là, par l'appel à bloquer la France, n'a fait que de s'aggraver. Les violences, vécues en direct ou par écran interposé, du samedi 1er décembre, ont montré la fragilité de notre démocratie. Soutenue par 70 à 80% des français, selon les instituts de sondages, le mouvement des Gilets Jaunes aura fait vaciller le pouvoir.
Le pays en ruine y restera.
L'agrégation des colères des ambulanciers, des lycéens, prochainement des agriculteurs, ne réglera rien au problème profond et ancien du pays. Quelque soit la méthode ou les propositions de sortie de crise, l'autorité de l'état, mise à mal, ne s'en relèvera pas. Les revendications multiples, parfois surréalistes, voire contradictoires ne changeront rien à l'état du pays et s'apparentent même à l'organisation inconsciente d'un suicide collectif. Les mesures d'accalmies obligatoires pour un gouvernement de bonne volonté mais dépassé n'y changeront rien non plus.
Les récents événements n'ont fait qu'aggraver la situation.
Les dégâts de plusieurs millions d'€ ne représentent rien par rapport au 15 milliards de manque à gagner évalués par les spécialistes de l'économie (baisse du commerce, des transports, problème d'emploi et chômage technique, retentissement sur le tourisme international, perte de croissance,...). Il s'agit d'un véritable "état d'urgence" économique.
Personne ne semble en capacité de relever le défi ou de sortir le pays de l'ornière dans laquelle il est embourbé? Le plus inquiétant reste le défilé des représentants des partis politiques à leur sortie de leur entretien avec le Premier Ministre. Leur approche politicienne de la situation et la diversité de leurs propositions, pour certaines fantaisistes ou inadaptées à la situation, confortera la grande majorité de la population dans son rejet des élites, des pouvoirs publics et des politiques. Aucun n'est à la hauteur de l'enjeu.

En 15 jours de crise, le pays se sera encore plus enfoncé, aucune solution à court terme n'aura été réellement trouvée mais le modèle démocratique français et la Vème république auront été mis en difficulté et rien ne sera plus comme avant...

Et maintenant

, 07:51

L'état d'urgence risquerait d'être instauré.
La protection des biens et du public confiée aux forces de l'ordre ne peux être assurée correctement devant la volonté de prédation organisée de l'infime partie la plus violente de la population. La réconciliation entre les pouvoirs et les manifestants sera d'autant plus longue et difficile à obtenir que la confrontation s'est exprimée par une diversité des colères et une extrémité des violences.
Le temps de changer de paradigme s'impose.
Aucun parti, aucun responsable politique n'a aujourd'hui la légitimité nécessaire à la résolution de la crise. La coopération est en l'état préférable à la compétition. L’union politique pour apaiser les tensions est à privilégier à la division. La défiance du peuple envers les politiques, l'administration et les élites a atteint un tel niveau depuis des années que la confiance ne pourra revenir qu'au prix d'un changement de paradigme de la gouvernance, de la gestion du pays et de la représentativité.
Et maintenant
L'apaisement est ce matin entre les mains du Président de la République et du Premier Ministre. Leurs décisions devront être empreintes d'humilité, de lucidité et de responsabilité.

Projet pour demain, en guise de vœux entre Joyeux Noel et Bonne Annee.

, 14:49

Comment ne pas espérer de jours meilleurs, tant que le Monde, en flamme sur tous les continents, ne sort pas de sa crise et s'en trouve de nouvelles régulièrement? Ne vivons nous pas les turbulences fondatrices (ou nécessaires) d'un Monde plus paisible et plus juste ? A l'extrême inverse, ne sommes-nous pas devant les soubresauts d'un monde dépassé vivant un moment annonciateur d'une profonde régression? Que ce soit à l'échelle de la planète, des pays, des villes et même des quartiers se pose aujourd'hui une question: peut-on vivre de façon apaisée et harmonieuse en respect de nos différences? Si l'hostilité des "tribus" planétaires, les unes envers les autres, tend à se renforcer ces derniers temps, elle serait pour certains déjà à un niveau irréversible. Pour d'autres, si rien n'est inéluctable, l'explosion sociale et de ses normes, l'irrespect de l'état de droit, l'affaissement de la démocratie sont atteints mais ce sont les causes qui doivent être prises en considération. Comment en sommes-nous arrivés là? Qui est responsable? Peut-on parler d'échec global, de faute, de manquement? N'est-ce pas simplement la diversité de nos réussites, l'accessibilité à la liberté sous différentes formes et à différentes vitesses ou encore seulement le génie éparse et multiple de notre humanité qui créent des inquiétudes, des exaspérations, vécues à certains endroits comme des insultes ou à d'autres posées comme inégalitaires, donnant à certains, de plus en plus nombreux et de de plus en plus divers, l'impression d'être les perdants, les opprimés, les exclus, en quelque sorte de ne pas avoir leur place dans l'endroit du monde où ils vivent? L'Histoire de l'Humanité d'abord des guerres tribales, a donné, au fur et à mesure que les frontières naturelles et maritimes étaient accessibles ou vaincues, les invasions puis les guerres entre nations, entre états. Depuis l'effondrement du mur de Berlin et la fin de la guerre froide, elle revient à une échelle communautaire, religieuse, recroquevillée, culturelle, idéologique, partisane alors que la planète globalisée est devenu un village. Beaucoup se cherchent, peu s'y retrouvent. Toutefois, il est possible d'être optimiste.L'universalité, l'humanisme, l'humilité, l'unité dans la diversité repose sur une solidarité entre les peuples et plus encore entre les Hommes. Les progrès scientifiques doivent pouvoir être utiles à tous. L'éthique doit progressivement donner à tous les états, à toutes les nations, en dehors du fait religieux, une base commune et large. Le sous développement ne concerne plus des pays, mais des régions, il n'est plus une fatalité. A notre niveau l'Europe ne doit-elle pas montrer l'exemple devant une Amérique qui file vers le pragmatisme à la TRUMP ? La vision de la politique, de l'économie, du temps libre, du travail, de la science et des progrès ou des technologies, de la consommation, de l'Histoire et de la culture ou des religions, du climat et de l'environnement doit bénéficier à tous et être commune! Nous devons l'inventer!

Démocratie...

, 08:45

Il y a quelques jours j'ai parlé des archaïsmes, des méthodes dépassées. La politique aujourd'hui a besoin d'évoluer. Jamais bureaucrates, politiques, syndicalistes et élites dirigeantes n’ont disposé à notre place d’une aussi grande partie du fruit de notre travail et de notre épargne. Je parle de la plus grande partie des citoyens et habitants de ce beau pays qu'est la France. Nous travaillons et ils décident. Ils décident de nos loisirs, de notre culture, des soins à nous apporter, de notre retraite, de l’école et surtout des programmes pour nos enfants, de notre logement, de nos investissements ou de nos taxes et impôts.

Jamais pseudo-socialistes et pseudo-capitalistes n'ont été autant de connivence pour des petits arrangements entre amis.

Jamais depuis longtemps, le pillage tangible des classes moyennes au profit de l’État, des grands groupes et des grandes banques n’a été aussi intense. Sans pour autant que les plus pauvres ne s'en sortent ou soient réellement aidés!

Jamais le capitalisme de copinage n’a autant fait les poches des citoyens contribuables à merci. Des grandes banques aux industries agro-alimentaires, des entreprises de presse à celles de la culture, du bâtiment ou de la santé ou de la pharmacie; les intérêts privés pensent instrumentaliser les collectivités territoriales et l’État mais viennent leur manger dans la main... Le pire c'est que la réciproque est vraie!! Et chaque citoyen devrait pour la pensée unique s'interdire de choisir et se forcer à les soutenir....

Il est un temps où la vérité ne sort plus des urnes mais de la réalité de la crise. Ce temps est venu. Il est là devant nous. Un nouvel élan va naître, une nouvelle façon de penser la solidarité, une autre façon d'organiser la société avec plus de connaissance individuelle, plus d'éthique, plus de liberté. Il est temps d'inventer une démocratie moderne, équitable, solidaire, moins centralisée, plus fédéraliste, plus ouverte, plus libre...

Vote Blanc

, 15:58

Certains voulaient il n' y a pas si longtemps rendre le vote obligatoire comme en Belgique par exemple. Je suis foncièrement contre. Aujourd'hui si les abstentions sont comptabilisées la part des choses n'est pas faite. En effet, il y a une différence entre ceux qui se déplacent et ceux qui restent chez eux. Il peut y avoir un acte citoyen de rester chez soi, parfois il est indépendant de la volonté de l'abstentionniste (oubli, urgence, maladie, imprévu...) parfois il est volontaire. Par contre l'acte citoyen, lié au déplacement, à l'effort consenti, à la volonté de marquer une insatisfaction, une non reconnaissance n'est pas jusqu'alors admis ou considéré. Il pourrait le devenir. Quand le week-end dernier, le nouveau centre, j'ai presque envie d'écrire, le feu ou l'ancien nouveau centre, rassemble ses troupes et vote. Quelle valeur peut-on attribuer à la motion qui obtient 80% de 30% de l'ensemble des votants? Il y avait 70% d'absents! Si le vote blanc est comptabilisé, les choses sont claires, il n'y à aucun déni de démocratie, seuls les présents ont eu raison. Mais peut-être que la mobilisation n'est plus la même. Quand un Président de la République rassemble dans un premier tour d'élection 25% et qu'il y a au moins 10 ou 15% d'abstentions, quelle est sa légitimité une fois qu'il est élu et qu'en plus il se comporte comme le chef d'un clan? L'instauration du vote blanc ne se traduira pas forcément par une légitimité du bulletin blanc, mais sans doute par une participation électorale plus importante. Une démocratie majeure, assumée, assouvie, devient encore plus légitime à ce moment là...

Au pays du miel et du sang

, 13:05

C'est un titre, un film, une réalisatrice de renom, pas seulement. C'est surtout un événement, un drame, une guerre, une période proche. Le communautarisme, le racisme, les religions au service d'une cause, des bons contre des mauvais, ceux qui ont commencé en face de ceux qui ont répondu, un amour impossible, physique, intéressé. C'est aussi la violence gratuite, l'atteinte aux femmes, une arrière pensée eugéniste, des intérêts extérieurs, de la politique internationale peu pressée de réagir ou de régler le problème, des liens de sang et de famille, une raison de "caste" ou d'état, une vengeance "historique, un lien multiséculaire avec des pays limitrophes, la place de l'art et de la culture. Voilà un fait, d'art et d'armes, traité au cinéma sans trop de tapage, juste au moment ou "the artist" fait un carton et pendant que "intouchables" est intouchable. La culture et l'information accessibles pour le plus grand nombre, conscience collective indispensable à la démocratie et au pluralisme, voila un beau programme!

Démocratie, politique, civilisation, société, égalité...

, 08:33

Chaque mot a son sens et sa définition précise. Certains sont utilisés à tout va, mis à toutes les sauces. Ils ont besoin d'être redécouverts, affinés, étudiés. Ce ne sont pas des gros mots, mais des grands mots. Ils ont une définition, une histoire, une étymologie. Du grec, du latin coulent dans leur syllabe. Démos: le peuple, Polis: la cité, Civis: le citoyen... Le peuple est un ensemble d'individualité, de citoyens rassemblés au cœur, au sein de la cité, je dirais au centre. Le  centre n'est pas le centrisme, il n'est pas idéologie, ni sectarisme. Il n'est pas empreint d'exclusions. Il n'y a pas d'un côté les bons et de l'autre les mauvais. Il y en a qui se trouvent plus proches du centre de gravité de la société. Cette société a besoin d'équilibre, de pluralisme et ceux qui se trouvent à côté du côté du centre en forme les stabilisateurs, le yin et le yang. C'est de ces mots, de leur détournement, leur dévoiement, responsables des maux de notre système, (division, sectarisme, bipolarisation, activisme, séparatisme,...) dont il est nécessaire de parler.

"Les chiens de garde" cinéma d'art et d'essais, documentaires et ...vérités!

, 18:17

Indépendance, pluralisme et objectivité au service de la liberté d'expression et de la démocratie, voilà un programme simpliste, une utopie bien pensante, que j'allais résumer pour définir la liberté de la presse. Je n'ai rien inventé, c'est clair comme de l'eau de roche et c'est ce que "les nouveaux chiens de garde" film documentaire de Gilles Balbastre et Yannick KERGOAT, partant de l'oeuvre datée de 1932, de Paul NIZAN, essaient de mettre en avant. Les commentaires et critiques de Franz-Olivier GIESBERT, de Laurent JOFFRIN, de Patrick POIVRE-D'ARVOR ...sont pour le moins légers et peu avantageux. Henry de Montherlant écrivait  à ce propos: "Le critique insulte l'auteur: on appelle cela de la critique. L'auteur insulte le critique: on appelle cela de l'insulte." C'est un peu ce que ces journalistes émérites, visés dans le documentaire pour leur appartenance à un milieu bien pensant, faisant croire au bienfait de la concurrence des médias pour le pluralisme et la liberté de la presse, semblent être réduits à faire. Ils sont en fait inféodés au pouvoir de l'argent, caste au sein de la caste, ils sont capables de rentrer dans le rang sous la pression des grands groupes de pensées du CAC ou bien de disparaître... Que pensez-vous qu'ils fassent? Ils restent, s'installent, puis changent de place, mais sont toujours là! Imaginez-vous Charles PASQUA faisant la bise à Arlette CHABOT? Eh bien je vous le conseille allez, courez voir ce film...  Nicolas SARKOZY est à la botte, on le savait, depuis il en bégaie s'en excuse presque et le regrette. Le Fouquet's c'est une vieille histoire, on ne l'y prendra plus... Tiens, on dirait le corbeau devant le renard, mais c'est un peu tard. Quant à François HOLLANDE, il apparaît aussi, une coupe à la main, prêt à trinquer sur le dos du pluralisme, de l'objectivité et de l'indépendance, pour faire croire en toute démocratie que lui est autre... Et BAYROU, me direz-vous? Certains sans doute vous diront que c'est une propagande pour lui! Je ne le pense pas, c'est simplement le seul qui n'apparaisse pas en collusion avec le système des petits amis. Là nous n'y pouvons rien... Si une chose: Votez pour lui!

La proportionnelle, un argument de campagne!

, 14:21

Dans un article précédent, une revue des propositions des candidats en matière d'économie pour contre-carrer la dette, seuls les projets de François Bayrou et François Hollande avaient été abordés. Nicolas Sarkozy à l'époque n'était pas candidat officiel. Aujourd'hui il l'est mais le sujet ne sera pas la dette, laquelle il a sans doute aggravée en 5 ans, même s'il s'en défend et accuse la crise. Fin de la parenthèse, quand la campagne battra son plein, aura quitté son vide, il sera peut-être possible de revenir sur cette dette, mais à en croire ce qui est dit, le candidat-président table sur les chiffres de croissance du gouvernement, les mêmes que ceux repris à peu de chose près par le candidat du PS. Ils sont trop optimistes et donc la gestion de la dette ne devrait pas être plus réaliste que ce soit François Hollande ou Nicolas Sarkozy.

En fait c'est de proportionnelle qu'il est question aujourd'hui. Effet d'annonce, manipulation, clin d’œil à Christine Boutin ou à Hervé Morin, toujours est-il qu'en 5 ans de présidence pas l'ombre d'un soupçon de proportionnelle n'a été envisagée. En deux mois tout pourrait changer. Peut-on avoir confiance? Les électeurs trancheront.

La notion de proportionnalité  est un enseignement simple dispensé dès la 5ème au collège: "se dit des quantités qui ont entre elles des rapports de proportion, des rapports égaux." En matière électorale, je dirais même en "cuisine électorale" la proportion n'est pas toujours égale! Qu'en pensent les candidats? Celui qui reprend une idée défendue par beaucoup d'autres, qu'il avait déjà évoquée en 2006, puis en 2007, qui pendant 5 ans, alors qu'il en avait la possibilité, ne l'a pas instaurée, n'est pas très crédible. De plus, il l'envisage "à la marge" et annonce aujourd'hui dans la presse que la proportionnelle se situerait aux environs de 10%! Cela veut dire quoi? Avant de rentrer dans le détail, allons voir ce que les autres candidats proposent, en pensent et même ce que d'autres politiques en disent:

François Hollande pense que c'est nécessaire au pluralisme, mais il est difficile d'en savoir plus.

Marine Le Pen vient de rajeunir de 5 ans rappelant que l'idée avait déjà été évoquée en 2006 et 2007

Marielle de Sarnez porte parole de François Bayrou sur le sujet parle de "leurre" et de "baratin", la gauche et la droite en parlent alternativement depuis 30 ans, mais en dehors de 86, la dose de proportionnelle est utilisée pour acheter les uns et les autres. François Bayrou précise que "la marge" ou 10% sont insuffisants et qu'il faut aller à 25 ou 30%. Au moins c'est clair et net.

Alain Juppé dit qu'il faut marcher avec son temps et qu'en l’occurrence c'est une très bonne initiative, ce n'est pas un avis partagé par les "fortes têtes de l'UMP", Bernard Acoyer, Jean François Copé et même semble-t-il le premier ministre.

Alors proportion égale ou pas? Prenons un exemple simple, les candidats actuels, en course pour la présidentielle, soutenus par leur parti respectif, sont au nombre de 5 à apparaître capables de dépasser les 5%. Comme à chaque fois depuis les années 70, les vainqueurs du 1er tour ont globalement entre 20 et 35% des votants. Cela revient à dire qu'un votant sur quatre (25% des votants) aura la "satisfaction" de voir son candidat devenir Président. C'est normal dans le cadre du suffrage universel, uninominal à deux tours. Il est aussi normal que le Président élu ait ensuite la possibilité de gouverner. Mais c'est là que le problème de notre démocratie apparaît, quand le taux d'abstention atteint ou dépasse les 20%, où est la légitimité de l'élu? Dans un régime parlementaire démocratique, le pluralisme est une richesse et doit être valorisé. La proportionnelle est donc indispensable dans la période, je dirais l'époque que nous vivons. Il est en effet inadmissible que l'élu du refus (de son adversaire), choisi par dépit ou par défaut puisse se considérer, avec une représentativité de moins de 20% de la totalité de son peuple, comme légitime pour installer au pouvoir son parti, que dis-je son clan! Imaginons que demain le candidat du PS gagne les élections présidentielle. 60% des communes sont déjà détenues par ce parti, de nombreux départements sont gérés par le PS et toutes les régions (moins une) aussi. Où est la démocratie, où est le pluralisme, où est l'idée moderne de l'ouverture? Oui à la proportionnelle, oui au pluralisme, oui aux bonnes idées des uns et des autres... Le pouvoir rendu au peuple, voilà une idée, le référendum plus régulièrement pourquoi pas? Le peuple légitimera des décisions difficiles à prendre. Avec le numérique et les progrès techniques, qui vont avec, cela devrait être possible à condition de ne pas en avoir peur et d'en avoir la volonté! En attendant, oui à la proportionnelle, moins de députés (400 suffisent), dont 100 en proportion des résultats avec l'assurance d'une majorité aux vainqueurs.

Pluralisme, différences et démocratie

, 10:09

Une société ou à plus grande échelle une civilisation, n'est-elle pas plus riche plus forte par sa diversité? La pensée unique, la répétition ou la reproduction à l'identique ne risque t-elle pas au contraire de l'affaiblir, de l'appauvrir, de l'assécher? C'est peut-être là le point le plus crucial et le plus important de notre débat en cette période électorale. Le pluralisme, nos différences, ne sont-ils pas en fait le terreau le plus propice à l'entretien, au maintien et à l'embellie de notre démocratie? Nous sommes au début de ce 21ème siècle à la croisée des chemins. La bipolarisation du débat politique est un danger démocratique. Le débat ne se résume pas en un système binaire du bien ou du mal, du bon ou du moins bon, du blanc ou du noir, du oui ou du non. Notre débat à l'intérieur du pays ne se cantonne pas au problème d'accepter d'être mobilisé, ou géré ou "manipulé" par un parti unique ou un clan. Il ne se limite pas à accepter ou refuser le nucléaire. Il ne s'arrête pas à décider si il faut manger bio ou pas. Il n'est là pour décider si la meilleure méthode de lecture est syllabique ou globale. Il est au contraire beaucoup plus complexe et plus simple à la fois. Plus complexe, car notre société est complexe, notre civilisation est l'enrichissement de patrimoines millénaires, historiques par des découvertes, des changements. Rien n'est figé sur l'échelle du temps de la planète ou de l'univers. Même si nous vivons cent ans, ce n'est rien sur cette échelle du temps, entre le big-bang et demain, alors nos échéances électorales à cinq ans sont encore moins que rien. Par contre elles influencent l'évolution de nos débats, la richesse ou la pauvreté de ceux-ci et peuvent entraîner une extinction plus rapide de notre évolution, voire tout simplement de notre civilisation, si nous n'y prenons pas garde. Plus simple, ne veut pas dire simpliste, au contraire: simplifié, assagi, ouvert, libre, démocratique, dégagé de tout à priori. Et c'est là que se fera la différence. C'est dans la simplicité, l'humilité que l'avenir sera plus ouvert et plus radieux. Réduire le débat d'une élection présidentielle à un bipartisme est une confiscation de ce débat, c'est une atteinte à la liberté d'expression, c'est un risque de non retour qui remet gravement en cause la démocratie. Adieu découverte, adieu richesse intellectuelle, adieu création et poésie. Où est l'art, la recherche, le progrès. Aujourd'hui si deux grands partis bénéficient d'environ 60 millions d'€ "publics" pour leur campagne, ils ont des moyens 12 à 15 fois plus importants que d'autres candidats. Ce n'est rien comparé aux dizaines de millions supplémentaires que des pouvoirs extérieurs vont pouvoir apporter, en même temps, dans les  deux camps, s'assurant ainsi de toute façon leur victoire à eux. Le danger est bien là, confiscation du débat, de notre démocratie et du pays au pouvoir ,de l'argent qui auront acheté leur victoire. C'est intolérable, injuste et inacceptable. Qui aujourd'hui défend becs et ongles le pluralisme? Qui défend à chaque sortie la démocratie? Qui lutte contre ce bipartisme? Qui s'oppose à la confiscation du débat? Qui a anticipé depuis 2002 et confirmé en 2007 le risque de la dette? Qui annonce aujourd'hui que la croissance ne sera pas au rendez-vous? Qui souhaite pouvoir débattre avec tous les candidats?

Attention, nous n'aurons que le Président que nous méritons!

A propos de civilisation

, 21:28

A l'origine, du latin ou du grec fait que nos mots ont une histoire. Le "civis": citoyen en latin est à la racine du mot civilisation. Il a avec le temps donné civil et le verbe civiliser. Il est donc facile de situer la valeur du mot civilisation. En l’occurrence il est la réunion de citoyens à un moment donné dont les actions, les réflexions et les évolutions permettent de caractériser une société. Il est donc tout au long de l'humanité une succession de civilisations dites d'abord primitives puis aujourd'hui plurielles. Au même titre que les citoyens qui la composent, elles se valent à l'origine, même si elles ont des différentes. Ces différences sont techniques, politiques, juridiques, culturelles, intellectuelles, morales voire éthiques. Elles sont historiquement plus ou moins anciennes, plus ou moins évoluées selon le regard, l'éducation, l'histoire ou le vécu de celui ou de ceux qui les apprécient. Toutes se valent dans le sens où elles participent à l'évolution de l'humanité. Elles sont plus ou moins teintées d'idéologies, de religions, de cultures originales ou originelles. A une période antérieure, l'action de civiliser était emprunt d'une notion d'action bienfaisante, un peu condescendante et connotée de colonisation impérialiste. C'était en quelque sorte le moyen d'uniformiser, d'évangéliser, de hiérarchiser selon l'occident. Notre époque n'appartient à personne en particulier, mais à tous en général. La civilisation est par définition évolutive, parfois régressive, voire destructrice. Certaines civilisations ont totalement disparu, de leur fait, de leurs propres erreurs, parfois pour des raisons extérieures comme climatiques par exemple. Aujourd'hui, nos politiques, bloc contre bloc, droite contre gauche, rivalisent d'ingéniosité pour détourner le débat nécessaire à l'expression démocratique indispensable avant l'élection présidentielle. Etre civilisé c'est aussi un comportement, une éducation, le respect de règles. A ce titre, ils repartent dos à dos, aucun n'est excusable par ce manque de civilité. Comme l'écrivait Sigmund FREUD dans: "Malaise dans la civilisation" « Il existe infiniment plus d'hommes qui acceptent la civilisation en hypocrites que d'hommes vraiment et réellement civilisés. »