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Le délitement de la société française est-il bien réel ?

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Au sein de nos communes, entre mer et montagnes, au fond de nos campagnes, entre champs et forêts, au cœur de nos villages, là où bat la France, les constats sont les mêmes, éloquents et tragiques il n’y a pas une crise mais des crises : crise de confiance, crise politique, crise de la morale et de l’éthique, crise identitaire, crise de la démocratie, crise du service public, crise environnementale, crise financière…

 Avec :

la souffrance des mondes agricole, artisanal et commercial, salarial et ouvrier, les difficultés des PME et des TPE, les surcharges et contraintes des professions libérales les craintes du chômage au sein des familles la terreur qui frappe aveuglément n’importe où et n’importe quand, la tendance à la désespérance devient une évidence.

De plus, la baisse de l’engagement au niveau des associations et des clubs, la disparition des services publics de proximité et la désertification des communes rurales, des petites communes urbaines et des banlieues aggravent d’un côté, les difficultés, les surcharges, les craintes, de l’autre confirment la transformation de la société et enfin entretient cette forme de désorganisation.

Les causes nous les connaissons, ce sont par leur rapidité les changements technologiques, la dérégulation internationale et l’évolution des monopoles, avec à contrario une réaction et une adaptation longues et difficiles de la plupart des citoyens.

D’un côté, la finance (banques et assurances), la grande distribution, les industries agro-alimentaires et « de la santé », les grandes entreprises évoluent et s’adaptent à la compétitivité, à l’hyper productivité,  à des fins peu avouables de profit, détournés des objectifs humanistes et du service commun. De l’autre, c’est une remise en question des modes de vie, un risque ou la peur du chômage technologique, c’est aussi l’isolement qui en découle, avec comme résultat un individualisme forcené et aggravé, tendant aussi à une augmentation des inégalités, au détriment en particulier des moins formés ou diplômés.

Ces causes s’accompagnent en plus du contrôle de l’information par les lobbies financiers entraînant une main mise sur le transfert des savoirs et la répartition du pouvoir.

Voilà pourquoi, la confiance n’y est plus, voilà pourquoi la crise pèse, voilà pourquoi nous assistons au délitement du tissu social et de la société.

Voilà pourquoi nous devrions tous réagir…

Du producteur au consommateur, en passant par le distributeur, nous sommes tous témoins et conscients de ce délitement, mais n’en sommes-nous pas les protagonistes ? N’en sommes-nous pas responsables ? Du politique à l’électeur, nous sommes pourtant tous concernés !