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Monsieur le Président, votre parole fera la différence.

, 18:00 - Lien permanent

Les jours passent, la crise s'aggrave, les possibles négociations s'enlisent et les annonces au compte goutte renforcent la mobilisation des Gilets Jaunes.
Dialogue de sourds.
Les messages du Premier Ministre, des membres du gouvernement, de certains députés engagés de la majorité et/ou de représentants d'En-Marche sont inaudibles pour les Gilets Jaunes et parasités par la multiplication des annonces, les discours des oppositions et l'info en continue. Alors que la violence est apparue et s'est renforcée depuis quelques jours, l'engagement des manifestants semble leur donner les premiers résultats. Comment imaginer que la mobilisation ne s'arrête tant la dynamique créée incite à son maintien? Ce ne sont pas des annonces au goutte à goutte, des 1/2 mesures, un moratoire... qui feront cesser les mouvements et malheureusement la montée des violences dont certains profitent et que d'autres attisent ou entretiennent de façon politicienne.
A situation sans retour, mobilisation sans limite.
Les français ne souhaitent-ils pas être considéré en adultes, responsables et non assistés? Ne souhaitent-ils pas pouvoir choisir leur mode de vie et leur façon de vivre? A l'origine, un concours de circonstance, avec l'augmentation brutale du prix du brut et la concordance défavorable des changes €/$, a créé la réaction et déclenché le mouvement qui couvait. La colère, silencieuse, ancienne, a pris brusquement de l'ampleur. L'essence a été la goutte qui fait déborder le réservoir. La fin de mois, de plus en plus tôt et difficile, est devenue à l'approche de Noël l'étincelle qui a mis le feu. Aujourd'hui, les annonces, les retours en annulation ne peuvent rien y changer. Ce n'est pas le prix du fuel, de l'essence, du gazole ou de l'énergie des mois prochains qui pose problème mais la fin du mois à venir. Au pied du mur, devant le précipice, les familles endettées, épuisées, avec des enfants à nourrir, des études à payer, des huissiers qui passent, des agios qui augmentent, ne s'en sortent plus... leur mobilisation ne s'arrêtera plus, ils n'ont rien à perdre, ils ont déjà tant perdu!
Le retour au calme, dépend encore à cette heure de votre prise de parole de Président, de mesures concrètes et immédiates.
"La grande marche" a permis en son temps un diagnostic que vous connaissez. Les charges, le RSI, les fins de mois difficiles, les frais bancaires... étaient déjà là à l'époque et ne datent pas d'hier. Ce ne sont pas 18 mois qui ont permis de tout changer. Les mesures progressivement engagées pour ne pas violenter nos concitoyens et le système pourraient ne faire leur effet que d'ici 12 à 18 mois. C'est trop long. Un électrochoc est nécessaire.
Seules des annonces concrètes et à effet immédiat permettront de sortir de la crise.
L'équilibre budgétaire étant nécessaire il est facile de comprendre que les sorties devront être compensées par des entrées. Une augmentation du pouvoir d'achat, avec une potentielle augmentation de la consommation d'un côté doivent être compensées par une baisse des charges et l'annonce d'une réforme drastique de l'état de l'autre côté.
La synthèse et la conclusion vous appartiennent.
Pourquoi ne pas proposer une importante augmentation des salaires, compensée par une baisse des charges, une baisse des taxes et des impôts et une diminution correspondante de certains services publiques et du train de vie de l'état et faire valider en responsabilité cela aux français par voie référendaire?
Monsieur le Président, aussi paradoxal que cela puisse paraître, vous avez la situation en main.

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