Home

Aller au menu | Aller à la recherche

Fausse route !

, 21:36

Quels sont les objectifs d'une réduction de la vitesse de 10km/h en passant de 90 à 80 sur les routes? Est-ce raisonnable, réfléchi, justifié? Les arguments tiennent-ils sur des éléments scientifiquement démontrés? Voilà simplement les questions à se poser.

L'argument premier, depuis quelques années, est la stagnation puis la régression des bons chiffres de la sécurité routière, avec en particulier une augmentation du nombre de morts sur les routes. Est-ce la bonne raison? la seule? la vraie ? Comment pourrait-on expliquer que l'amélioration de la mortalité régulière s'interrompe après une période plutôt favorable? Est-ce le seul facteur " vitesse" qui en est responsable? Il faudrait pour cela avoir une étude précise, semaine par semaine, en fonction des conditions climatiques, du nombre d'utilisateur, du type de véhicule, de la situation des personnes décédées au moment de l'accident (chauffeur, passager, piétion, cycliste...). Cela ne semble pas être le cas. Nous avons un chiffre, souvent un % d'augmentation, qui n'est en rien un reflet fiable de la situation.

Le nombre de conducteurs a augmenté et le nombre d'accident mortel a diminué entre les années 70 et aujourd'hui, les chiffres se sont effondrés tombant de 18 000 à un peu moins de 4 000. Il y a d'abord eu les ceintures de sécurité, la réduction de la vitesse bien entendu puisqu'elle n'était pas limité au départ, il y a eu surtout de nombreux progrès techniques , du revètement des routes, des véhicules, (ABS, Déformation des matériaux, amortisseurs, air bags,...) II y a bien la réduction des consommations d'alcool ou de produits stupéfiants... Selon les périodes de la journée, en raison du type d'éclairage (naturel ou publique), de la période de l'année, ce seront plus les piétons sur le bord des routes qui seront les victimes les plus nombreuses. En aucun cas la vitesse ne pourra à ce niveau être responsable. Fauché à 30, 40 ou 50 à l'heure le malheureux piéton n'a que peu de chance de s'en sortir vivant. Ce n'est en rien une réduction de 10km/h de 90 à 80 qui améliorera ces statistiques.

Au moment où la circulation à bicyclette bénéficie d'une large publicité, le nombre de cyclistes circulant a augmenté de façon importante dans de nombreuses grandes villes. Le nombre d'accident a lui aussi été en forte augmentation et le nombre de morts dans cette catégorie est venu gonfler les statistiques de la mortalité. Est-ce pour autant la vitesse qui est là encore responsable? La réponse est non! Il apparaît donc important d'améliorer le revêtement des routes, le réseau des pistes cyclables, l'éclairage publique, de rendre plus visible les utilisateurs les plus fragiles (piétons, cyclistes et motocyclistes), d'insister encore sur la prévention et les consommations interdites pour être réellement efficace sur les dernières variations défavorables de la mortalité routière.

En matière de prévention routière, il semble qu'avec la vitesse nous faisons fausse route! L'étude grandeur nature que va permettre cette expérimentation à partir du mois de juillet 2018 permettra peut-être d'y voir plus clair...

à partager!!

, 09:52

_sharing.jpg

  • C'est une envie pour certains, une offre pour d'autres, un plaisir, un moment, une fête, un événement, un engagement, une dépense, des recettes, des échanges, des rencontres, ... à partager. La candidature de Paris pour accueillir les J.O. 2024 s'appuie sur un slogan "solidaire", des mots fraternels... Derrière cette campagne de communication indispensable pour espérer séduire le CIO et nécessaire pour parler au monde, il y aura des actes et des faits.
  • "Fait pour être partagés"ou "venez partager" "Made For Sharing", c'est un slogan fort qui ne devra pas décevoir. Les français, hommes et femmes, les régions, les territoires profiteront-ils de cette envie de partage? La réponse à cette question, traduite par les faits et les engagements, sera une partie du possible succès de la candidature...

Alors n'hésitez pas à partager!

De la télé réalité au média-réalité, il n'y a qu'un pas

, 15:20

La télé réalité n'est plus à la hauteur. A côté de l'affaire du moment elle n'est rien. Ce n'est d'ailleurs plus une affaire mais une véritable série de média-réalité, un phénomène où les limites du harcèlement, de l'acharnement sont dépassées.

  • Dans la tourmente, la famille FILLON n'a plus qu'à attendre que la tempête ne passe. Elle pourrait avoir les meilleures explications, plus rien ne changera l'opinion, plus rien ne permettra d'inverser la tendance. Même si la justice rendait un non lieu le mal est fait. L'intégrité psychologique d'un, de plusieurs ou de tous les protagonistes peut gravement être atteinte.
  • Il n'y a pas une chaîne, une radio, un journal, un twitt qui ne parlent de FILLON ou de Pénélope. Tous les commentateurs reprennent en boucle l'info. Cela devient du rabâchage! L'image est brouillée.

TV_media-realite.jpg

  • STOP ! Même si chacun est libre de penser de dire ou d'écrire ce qu'il veut trop c'est trop! Pendant ce temps, il n'est plus question de la campagne, des projets, des grandes orientations, des programmes, des mesures ni même des mesurettes. Il n'est plus possible d'avoir une réflexion sur un cap ou une vision ou encore un objectif ou une orientation politique. Ne peut-on pas maintenant attendre que la justice ne fasse son travail?
  • Il n'est pas question de défendre ou de prendre la défense de Madame ou de Monsieur FILLON mais simplement de prendre conscience que la haine, la violence de certains propos, la virulence des réactions sont, parfois pour ne pas dire souvent, disproportionnées et ne changeront rien...
  • Sur 577 députés combien font travailler des proches? Sur les 9600€ prévus pour l'emploi d'attachés parlementaires par député combien sont réellement dépensés et à quoi? N'y a-t-il pas un arbre qui cache la forêt?N'est-ce pas un système complet qui doit être remis en question?

La presse n'a-t-elle pas un rôle plus général d'investigation? Ne faut-il pas revoir l'ensemble de la fonction parlementaire? Ne faut-il pas remettre à plat le statut, les règles...? Les députés ne doivent-ils pas tous redevenir de simples citoyens au service de l'intérêt général?

  • Les questions restent nombreuses, ce sont-elles qui intéressent les français et non pas la mise en pâture d'un homme ou d'une femme politique. C'est un peu comme pour les affaires de dopage, il est important de faire tomber de son piédestal le champion convaincu de tricherie mais les jeux du cirque continue et la caravane passe!

C'est ça la vieille politique!

Cannabis : Rien n'est simple !

, 07:55

cannabis.jpgCe troisième billet sur le cannabis reviendra inexorablement sur le versant éthique. Il y a une obligation de réflexion et de remise en question des discours simplistes, des conclusions hâtives, du tout l'un ou tout l'autre. Faudrait-il légaliser, dépénaliser, parler d'usage thérapeutique? La réponse à ces questions, comme pour un autre sujet de société majeur que représente la fin de vie, ne peut se contenter d'une décision tranchée. Il n'y a pas la seule solution, la bonne solution ou la mauvaise, mais l'équilibre à trouver pour la moins pire. A partir de l'état des connaissances sur la toxicité potentielle, le point de vue devra être élargi au delà des questions de santé. La transversalité des sujets concernés, (justice, sociologie, culture, liberté, trouble à l'ordre public, trafic......), doit être prise en compte.

  1. De la toxicité potentielle

La toxicité peut concerner les tissus ou leur fonction. Si la neuro-toxicité, entraînant une atteinte plus ou moins importante des neurones (nerfs) n'est pas clairement établie, la psych-toxicité qui entraîne une atteinte des fonctions cognitives, de la mémoires ou même de la motivation est bien démontrée. Il existe des effets provoquant anxiété, dépression et même des troubles psychiatriques plus marqués comme la schizophrénie. Il y a aussi une tendance à créer une attirance pour d'autres drogues comme l'alcool ou l'héroïne. S'il est bien connu que des sujets anxieux se trouvent apaisés après l'usage de cannabis, un effet rebond peut exister avec la nécessité d'augmenter les doses ou la régularité de la prise pour avoir les mêmes effets jusqu'à ce que dans certains cas, les récepteurs ne soient plus suffisamment stimulés et qu'il y ait une aggravation de angoisses dès l'arrêt de la prise. Pour la dépression, il peut-y avoir un effet similaire au début de l'intoxication mais aussi plus tard quand le sujet prend conscience de sa vie d'échec une dépression réactive à l'absence de famille, de carrière professionnelle, de désocialisation...avec sentiment de gâchis ou d'échec. Il n'est pas prouvé que l'augmentation relative des suicides chez les adolescents soit directement imputable à la prise de cannabis, toutefois il serait intéressant d'approfondir la question et de faire des études sur le sujet. Associé au tabac, il en renforce la toxicité car produit 4 à 5 fois plus de goudron, il en augmente par ailleurs la dépendance . Avec l'alcool, leur effet respectif sur la motricité est accentué (trouble d'équilibre, chute, accident). Pour ce qui est de l'héroïne, il est clairement démontré que les héroïnomanes seraient tous passés par le cannabis. Heureusement, tous les consommateurs de cannabis ne consomment pas d 'héroïne, mais il ne faut pas qu'il la rencontre, ils sont préparés par les similitudes d'actions de ces deux drogues a en devenir très vite plus accro!

  1. Les risques organiques

Nous l'avons évoqué avec l'augmentation des charges en goudron, l'exposition aux cancers ORL et bronchiques est potentialisée. En raison des troubles immunitaires, des infections graves sont plus fréquentes chez les consommateurs de cannabis et en particulier lors de prise en charge hospitalière (nosocomiale). L'artérite bien connue chez le tabagique survient chez des sujets plus jeunes s'ils consomment du cannabis.

  1. les effets thérapeutiques existent

CHE-GUEVARA, médecin de profession, asthmatique notoire, usait et abusait de cannabis, quand on connait l'effet délétère du tabac sur l'asthme, si le cannabis a un petit effet positif sur la relaxation possible des bronches, il est très vite annihilé par les effets délétères du tabac. C'est aussi un antivomitif, il augmente l'appétit, est myorelaxant (relâche les muscles et agit sur certaines pathologies neurologiques), il a même la capacité de baisser la pression dans l’œil et aurait un rôle pour soulager du glaucome. Il est enfin nous l'avons vu dans un article précédent antalgique modéré. Le problème principal de cette molécule et de ces principes actifs est qu'elle inonde les récepteurs et bloque toutes les régulations fines organisées par les cannabinoïdes. Ses effets positifs sont contrebalancés largement par ses effets toxiques, secondaires ou indésirables. Tout médicament est étudié avant sa mise sur le marché, ses indications doivent toujours avoir un rapport bénéfices/risques favorable. Ce n'est pas le cas pour le cannabis. De plus il existe pour chaque effets thérapeutiques des molécules aux effets positifs supérieurs et montrant moins d'effets secondaires. Le cannabis aujourd'hui ne peut donc être indiqué à mon humble avis comme traitement ou adjuvant au traitement.

  1. Légalisation et dépénalisation

Le sujet est tout aussi vaste et complexe que celui de la santé, je suis sur le droit loin d'être spécialiste mais cela ne m'empêche pas de lire, de me renseigner et d'apporter mon avis en essayant de conserver ma vison médicale sans en être trop dépendant! ...àsuivre

Cannabis: les avis tranchés doivent se poser la question de l'éthique

, 22:49

Aucune polémique idéologique, aucun engagement partisan, aucune décision politique sur la question du cannabis ne peut se soustraire à une réflexion sur tous les sujets en lien avec cette problématique de société. Il est question d'éthique, sans porter de jugement moral ou de valeur, mais en s'appuyant sur la lecture, l'analyse et la recherche indispensables à une approche de tous les domaines touchés par le sujet, pour une compréhension optimale (pour ne pas dire exhaustive), sans opposer le bien et le mal, mais pour envisager le mieux ou le moins pire, au service du plus grand nombre. L'idée de ce billet est de tenter de replacer dans le contexte du moment, l'usage du cannabis, le niveau des connaissances pharmacologiques "intimes" de cette substance, d'en comparer les effets avec d'autres drogues et de voir si la relative banalisation qui peut en être faite est compréhensible, justifiable ou s'il faut raison garder et s'entourer de précautions.

  1. Fait et reflet de la société

La vie a changé, le monde a évolué, les techniques de culture, le raffinage, le coupage des produits, les possibilités de synthèse de produit chimique, l'industrialisation en général s'est modernisée, le commerce est devenu international. Ainsi l'usage de cannabis a lui aussi été chamboulé, la diffusion du produit s'en trouve facilitée, le nombre d'utilisateur est fortement en augmentation, la concentration du principe actif est souvent plus importante (hybridation des plans, culture, préparation,..). Des études de plus en plus précises, surtout épidémiologiques permettent d'un côté de comprendre les phénomènes de diffusion, de distribution, de consommation et les neurosciences de l'autre apportent de plus en plus d'éléments de compréhension de son action, de ses effets à court, moyen et long terme.

  1. De quoi parlons-nous?

De façon à bien comprendre de quoi nous parlons il est indispensable sans faire un cours précis de botanique de préciser quelques points:
- la feuille séchée peut servir à faire des cigarettes ou bourrer des pipes (c'est ce que dans le jargon on appelle: "marijuana", "kif", "bang", "herbe", "beuh"...) cannabis.jpg
- la fleur femelle du plant de cannabis est la plus riche en résine "ganja" qui contient le principe actif en forte concentration (THC: TétraHydroCannabinole)
- la résine mélangée à différents produits ("ingrédients de cuisines") pas toujours de qualités donnera une pâte verte/marron: le haschich ("hash", "chit", "teuch"...). C'est sous cette forme, associée au tabac, dans une cigarette, que l'on parle de "joint". - le haschich peu aussi être "cuisiné" et s'ingérer sous forme de confiserie ou en pâtisserie.
- l'extrait alcoolique de résine conduit à l'huile qui peut être associée à divers boissons (chaudes de préférence) Il est important de préciser que c'est le chauffage (cigarette, pipe, cuisson,...) qui rend le principe actif et le transforme en THC "efficace".

  1. Comment le cannabis agit-il? Pour quels effets?

De façon un peu caricaturale, il faut comprendre que la plupart des substances biochimiquement ou biologiquement actives, se comportent comme une clef dans une serrure. La molécule, la substance active, le THC dans le cadre du cannabis va venir se fixer sur la serrure qui lui correspond: on l'appelle le récepteur, celui qui reçoit. C'est au début des années 1990 qu'un récepteur central (au niveau du cerveau) et qu'un récepteur périphérique ( en particulier au niveau des cellules du système de défense de l'organisme (immunitaire)) ont été mis en évidence. L'adaptation de la clef à la serrure permet d'ouvrir des portes ou des voies (activation) ou de les fermer (inhibition). Selon leur emplacement dans le cerveau, ses activations ou inhibitions entraînent de multiples effets. Comme c'est le cas pour de nombreuses substances toxiques, ici psycho-actives, les effets sont surtout étudiés chez l'animal. Ainsi, sans que cela soit parfaitement adaptable ou comparable chez l'homme, les principaux effets se retrouvent chez les utilisateurs "récréatifs" ou ont déjà été signalés. La liste de ces effets n'est pas complète mais il a été décrit, à la suite de la découverte des récepteurs, les réactions suivantes, sans ordre de priorité :
- Catalepsie, véritable blocage psycho-moteur, aspect statufié, (comme retrouvé chez le parkinsonien, l'hystérique, le schizophrène, dans certaine tumeurs cérébrales mais aussi sous hypnose)
- Hypothermie
- Troubles locomoteurs et de l'apprentissage
- Perturbation de la mémoire (principalement dans l'espace)
- Diminution de l'anxiété
- Diminution, voire disparition de la douleur
- Effets cardio-vasculaires
- Effets anticonvulsivants
Il peut parmi eux y avoir des effets favorables (contre la douleur par exemple) mais comme toute substance il sera important de faire le ratio entre bénéfice et risque pour justifier ou contre indiquer son utilisation, nous y reviendrons.
Tous les tissus, en particulier au niveau du cerveau, n'ont pas la même densité de récepteurs. Certains secteurs sont donc plus rapidement saturés que d'autres, mais les zones comprenant énormément de récepteurs n'ont pas forcément besoin pour donner une réponse importante, voire maximale, que de nombreux récepteurs soient stimulés. Il y a dans ce cas une grande sensibilité au produit. Ce que l'on appelle la tolérance sera ainsi très variable selon les tissus et les possibilités de saturation. Il y a selon les cas un effet/dose relativement proportionnel, ainsi pour une concentration donnée du produit on aura donc un effet adapté et attendu.
A d'autres endroits cette relation proportionnelle n'existe pas, la dose nécessaire pour obtenir l'effet maximal pourra être minime. L'effet réversible sera aussi obtenu pour des doses faibles de produit antagoniste. Si ces récepteurs spécifiques existent chez tout un chacun, ils n'ont pas été "installés" en prévision de l'usage du cannabis (substance extérieure dites exogène). Ils sont là pour recevoir des substances endogènes qui ont ainsi été dénommées endocannabinoïdes, comme c'est le cas pour la Morphine, avec les endomorphines. Ces endocannabinoïdes (qui ressemblent au cannabis) sont multiples et ont des effets subtiles et fins de contrôle, d'activation et d'inhibition. Ils ne sont pas partout à la fois mais subtilement distribués selon les besoins de régulation. Ils ont entre autres un rôle essentiel dans la plasticité des neurones et surtout de leurs synapses. C'est là que le THC peut donc avoir un effet néfaste, même dévastateur, en inondant, de façon massive, l'ensemble des tissus, en surchargeant le système et en bloquant toute régulation fine.

  1. Circulation, élimination, stockage,...Quel est le destin du cannabis?

Le passage sanguin est assez rapide, il peut être l'occasion d'un véritable "shoot" comme lors d'une injection d'héroïne mais très vite le THC se fige au niveau du cerveau principalement en raison de son attirance pour les graisses. Il est liposoluble et lipophile. Le reste des tissus graisseux sont moins bien irrigués que le cerveau et donc moins bien alimentés. Toutefois, les personnes obèses ont probablement une quantité moindre de THC fixé au niveau du cerveau en raison de la proportion de graisse au niveau des tissus périphériques. Si le taux sanguin baisse assez vite, la fixation au niveau cérébral dure plusieurs jours à plusieurs semaines. Un contrôle antidopage chez un sportif peut retrouver des traces de THC dans les urines plus de trois semaines après une consommation isolée. Un relargage de THC par le cerveau peut survenir sans que les mécanismes soient à cette heure encore bien compris. Il explique des passages à l'acte incontrôlé et l'existence de taux sanguin élevés plusieurs jours ou semaines après une consommation. Le stockage explique aussi la fausse impression de ne pas être dépendant ou en manque. Un fumeur de tabac voit son taux de nicotine baisser en 20 à 30 mn ce qui nécessite une prise régulière plusieurs fois par jour. Pour le cannabis, le sujet a l'impression de ne pas avoir de besoin particulier et se contente d'un joint de temps à autres, simplement parce que l'élimination est lente. Le cannabis ne serait pas un drogue douce, mais une drogue lente! L'utilisateur est donc sans doute dépendant mais le stockage lui masque la réalité. Il n'y a pas de chute brutale, donc pas d'impression physique de manque, ni psychologique de dépendance d'ailleurs. 20 à 25% des utilisateurs ont une sensibilité particulière qui les rend clairement dépendants en les amenant à consommer quotidiennement ou pluri-quotidiennement et seuls.
De cette dépendance cachées nous devons nous poser la question des possibles effets toxiques? Nous reviendrons sur les effets produits. Pourquoi n'y -a-t-il pas d'overdose? Quelles sont les relations ou associations avec d'autres drogues? Nous prolongerons le sujet... Dès aujourd'hui, les avis tranchés nécessitent une remise en question et une réflexion éthique ...à suivre

Cannabis: pourquoi débattre? Pour offrir la liberté de choix en connaissance de cause.

, 11:59

cannabis.jpgLe cannabis est un sujet de débat récurrent, jamais vraiment traité de façon exhaustive, utilisé à des fins de propagande politique pas toujours justifiée et même dangereuse car il trompe par son information incomplète le public en général et les consommateurs en particulier. Cet article et les suivants sur le même sujet ne veulent porter aucun jugement de valeur sur l'utilisation ni la légalisation envisagée mais tendre à apporter une information la plus précise et complète possible sur les produits, les effets et les risques de la consommation, les modifications physiologiques, les interactions, les problématiques économiques, le sujet de la légalisation avec les arguments défendables et condamnables, le trafic, les problèmes de sécurité publique qu'il impose, les réflexions sur la nécessaire adaptation ou modernisation de l'arsenal législatif, la dépénalisation... L'art difficile de la vulgarisation reposera sur les articles scientifiques les plus pertinents et récents. Sans aucune prétention d'apporter la solution ou de tirer des conclusions, je souhaite m'offrir par ses billets successifs un accès à la connaissance et la partager. Que chacun puisse en liberté se faire son opinion et rompre avec la réduction binaire de la réflexion du "pour ou contre la légalisation" ou du "pour ou contre la dépénalisation". ...à suivre (le débat est ouvert)

Manuel VALLS destabilisé...

, 18:42

  • C'est condamnable et inacceptable. Après la farine c'est la gifle qui vient déstabiliser Manuel VALLS. C'est intolérable, choquant les commentateurs sont unanimes mais c'est une répétition à deux endroits complètement différents qui pose une question. Est-ce la loi des séries, le hasard ou la personnalité de l'ancien premier ministre qui est visée? Aucune parole, aucune violence physique n'est tolérable, aucun geste de ce niveau n'est acceptable!
  • La réaction de l'ex 1er ministre n'est pas plus concevable. Il n'a "jamais eu peur" et indirectement de cette façon relève le défi. Fabius et Chirac en leur temps avaient parlé de roquet! Sarkozy avait évoqué le Karcher*. L'assemblée nationale dans ces moments les plus agités n'est pas respectable.
  • Un jeune de 19 ans vient de faire une erreur.
  • Les images symboliques sont d'une cruauté telle que Manuel VALLS a probablement perdu définitivement hier la primaire...

Le CNOSF est à contre courant

, 13:04

Le Mouvement Sportif si l'on applique le principe de subsidiarité doit pouvoir laisser aux clubs plus d'autonomie et de responsabilité. Les instances nationales et le CNOSF en particulier fonctionnent sur un système ancien qui a vécu. Le pouvoir centralisateur, à l'heure du numérique et de la révolution du sport 3.0 est dépassé. L'organisation territoriale du sport demande une prise en considération des réalités du terrain. L'organisation des nouvelles régions doit être mieux prise en considération. L'interlocuteur principal du mouvement sportif à cette échelle reste pour le moment le conseil régional et pour l'état la DRJSCS. L'harmonisation territoriale selon l'importance des régions peut demander un peu de temps. Toutefois, attendre, comme au début, 2021 pour changer les choses était inconcevable. L'évolution progressive vers 2018 est déjà plus raisonnable. Cependant, le respect de la loi et du décret, ainsi que l'articulation des nouvelles conventions d'objectifs sur les territoires ne peuvent permettre d'attendre plus longtemps. Une fusion des CROS devrait être logiquement achevée pour la rentrée de septembre 2017. Le passage de 22 régions à 13 sans compter les DOM et TOM pose la question de l'utilité d'une commission des territoires comme elle est organisée actuellement. Un découpage en 8 inter régions, ramené à 6 crée un étage inutile. Quand on appelle au choc de simplification, il est nécessaire de se l'appliquer à soi. La métropolisation et l'organisation de nombreuses communes en communautés d'agglomération ou intercommunalités selon les échelles doivent être prise en considération. Si les futurs CROS pourraient avoir un rôle stratégique en lien avec les régions et les métropoles, les anciens CDOS devraient voir leurs prérogatives évoluer au plus près des territoires. D'ailleurs, les termes CROS et CDOS ne voulant pas dire grand chose au commun des mortel, il serait aussi indispensable d'en faire évoluer les appellations! Le CNOSF depuis le début de la réforme territoriale rame à contre courant et montre son incapacité de réactivité, d'innovation et d'adaptation. Une simplification décentralisée de l'organisation du mouvement sportif est plus que souhaitable.

Elargir le délit d'entrave pour l'IVG, n'est-il pas une porte ouverte pour d'autres sujets?

, 10:36

L'accès à la connaissance doit rester un droit légitime ouvert à tous. La toile, les réseaux sociaux, les innovations technologiques du numérique et de l'informatique sont un progrès indéniable et une ouverture sur le monde. Ils offrent une liberté, un choix, un accès infini et gratuit à l'information de toute sorte. Toutefois, certaines applications, certains sites sont payant ou nécessitent un abonnement. D'autres ne sont pas conforme à la réalité, sont baignés d'idéologie extrémiste, traite superficiellement de l'information, pire sont empreint de désinformation. Beaucoup ne permettent pas de vérifier les sources. Ils s'appuient sur des rumeurs, vantent des méthodes, des techniques, des produits, des idées contraires à l"équilibre physique, mental, social des populations ou même dangereux, voire interdits. La désinformation doit être condamnée, la liberté d'expression doit être protégée. La limite ou son interprétation n'est pas simple. La morale, le bon sens, l'éducation, les habitudes, les croyances, la culture... sont autant de marqueurs, de déterminants, de la personnalité des individus et du comportement des populations. Considérer ce qui est ou doit être le mieux pour la société ne peut se déterminer au cours d'une opposition d'un clan contre l'autre. En France, la république laïque par définition ne doit se tromper de débat. La définition, les modifications et l'élargissement du délit d'entrave sont à manier avec précaution. La question "anti-IVG" doit-elle, ou sera-t-elle, seule concernée. L'information "biaisée", la publicité mensongère, les flashs d'information en continue, les affichages sauvages, les messages politiques, les interprétations personnalisées, les blogs en tout genre, les interprétations orientées mériteraient-ils ou risqueraient-ils d'être un jour ciblés? La question est posée. L'idéologie sectaire d'un clan ou d'un autre pourrait à terme remettre en question nombre de liberté d'expression, le libre arbitre, tout simplement la capacité de discernement des individus et à terme la remise en question de voter en conscience. Le sujet est suffisamment complexe et grave pour ne pas le traiter à la légère. Attention danger!

Libérons Jacqueline SAUVAGE

, 00:00

D'un côté un Président de la république sur le crépuscule d'un mandat en demi-teinte, de l'autre côté, une citoyenne de 70 ans, une mère, une grand mère, une femme comme il peut y en avoir dans n'importe quelle famille. Lui est réputé ou connu, voire reconnu pour ces indécisions et ses synthèses molles. Elle a été victime toute sa vie d'injustice et de violence. Lui, aujourd'hui peut se représenter pour un second mandat. Elle est condamnée pour avoir tué son mari violent et incestueux. Lui a cru bon la gracier partiellement, en toute bonne foi. Entre eux deux, la politique, la mauvaise, celle des juges en quête de reconnaissance, ou même de vengeance, celle des règlements de compte de magistrats avec le premier d'entre-eux qui par sa grâce présidentielle partielle a cru les aider à prendre la bonne décision et les a amené à se braquer. Il les a vexer. Eux ou leurs collègues qui se sont permis d'afficher ce que l'on a appelé le mur des cons! Dans quel état d'esprit peuvent-être ses juges? A quoi pensent-ils le soir quand ils se couchent? Le matin devant la glace osent-ils se regarder en face? Que pensent leur famille proche, leurs amis s'ils savent ce qu'ils ont fait? Pendant ce temps, elle se meure. Elle continue d'être une victime. Elle n'aura jamais le temps de se reconstruire. Elle n'effacera pas ses souvenirs de tortures et de crimes. Elle pourrait espérer panser en partie ses plaies. Pour cela, elle a le droit d'espérer pouvoir profiter de moments plus tranquilles et moins morbides que ceux de l'environnement d'une cellule de prison où rien ne réparera ni la faute ni la souffrance! Elle aurait besoin de liberté, de paix et de sérénité. Elle pourrait apaiser sa torture qui restera permanente mais voilà des Hommes en ont décidé autrement. Pourquoi ? N'a -t-elle pas déjà payé sa part ? N'a -t-elle pas tout au long de sa vie subit suffisamment l'injustice pour qu'aujourd'hui elle s'arrête ? Bien qu'elle ait tué son mari, doit-elle encore payer pour cette ignominie de violences subit et faites à ses propres filles? Combien de temps va-t-elle encore attendre dans les couloirs de la mort? La peine capitale n'existe plus en France mais c'est pire, elle est condamnée à mourir à petit feu. Elle n'a plus le courage, ni la force de se pourvoir en cassation, elle ne croit plus en notre justice. Pensons à ce que nous ferions à sa place. Pensons à ce que nous aurions fait à sa place. N'est-il pas justifié de se mobiliser pour elle? Cette libération, nous pouvons lui offrir, elle doit venir du cœur de chacun. Permettons au président d'annoncer une décision qui ne pourra pas lui être reprochée même si avec la période de sa possible déclaration de candidature il pourrait y avoir collision... Allons sur les réseaux sociaux...faisons entendre ce désir de liberté #libéronsJacquelinesauvage . Signez la pétition: https://www.change.org/p/francois-hollande-liberation-immediate-de-jacqueline-sauvage

Délitement? Suite.. Ce n’est la faute ni de la gauche ni de la droite,… le problème est collectif !

, 00:46

Le délitement de la société et les multiples crises que nous traversons ne sont pas la faute des chômeurs, des étrangers, des femmes ou des hommes de ce pays, pris individuellement ou de façon corporatiste. La faute est plutôt collective!

Coluche disait :

«  Les hommes politiques sont des menteurs », il ajoutait : « il y a pire…les journalistes ! » « Si les hommes politiques mentent, eux, les journalistes répètent !! »

Jacques CHIRAC avec son sens de la formule se permettait même de dire :

« …les promesses n’engagent que ceux qui y croient… »

Au bout du compte Coluche ajoutait : « mais c’est nous qui vote !!! »

Il est facile d’impliquer  ou d’accuser tels ou tels groupes, d’opposer tels ou tels clans, nous n’allons pas en vouloir à notre voisin ou notre collaboratrice, notre patron ou la femme de service, l’infirmier, la boulangère ou le charcutier, l’instituteur ou la conseillère d’orientation… Non ! Il n’y a pas à chercher de bouc émissaire !! Chacun d’entre nous a des enfants ou des petits enfants ou va en avoir. Chacun de nous connait un proche qui souffre, qui est malade ou a eu un accident de la vie. Nous avons tous rencontré un jour des problèmes au travail. Nous avons tous aussi et surtout connu des moments de plaisirs ou de joies. Nous avons tous aussi des vies variées, riches par leur différence.

Alors en y réfléchissant bien :

qui n’a jamais acheté en grande surface en trouvant que le petit commerçant était un voleur ! qui n’a jamais cherché à se doper, prendre des médicaments ou des vitamines pour se donner un coup de fouet ? qui n’a jamais essayé de payer moins cher, ses vacances, sa voiture, son essence, son casse-croute …? qui n’a jamais critiqué les enseignants, les fonctionnaires, les médecins, les patrons, les ouvriers ? qui n’a jamais failli dans sa vie, oublié un RDV, perdu ses clefs, triché ou essayé de tricher à l’école, regretté de payer des impôts ou taxes… (multiples je vous l’accorde) ? qui n’a pas ses forces et ses faiblesses ? Les causes du délitement de notre société j’en ai passé en revue quelques-unes, (cf article ci-dessous)… nous les connaissons, mais

les complices deviennent victimes et aujourd'hui nous sommes tous victimes des dérives de notre société! C’est le paradoxe de Bossuet

Le délitement de la société française est-il bien réel ?

, 10:51

Au sein de nos communes, entre mer et montagnes, au fond de nos campagnes, entre champs et forêts, au cœur de nos villages, là où bat la France, les constats sont les mêmes, éloquents et tragiques il n’y a pas une crise mais des crises : crise de confiance, crise politique, crise de la morale et de l’éthique, crise identitaire, crise de la démocratie, crise du service public, crise environnementale, crise financière…

 Avec :

la souffrance des mondes agricole, artisanal et commercial, salarial et ouvrier, les difficultés des PME et des TPE, les surcharges et contraintes des professions libérales les craintes du chômage au sein des familles la terreur qui frappe aveuglément n’importe où et n’importe quand, la tendance à la désespérance devient une évidence.

De plus, la baisse de l’engagement au niveau des associations et des clubs, la disparition des services publics de proximité et la désertification des communes rurales, des petites communes urbaines et des banlieues aggravent d’un côté, les difficultés, les surcharges, les craintes, de l’autre confirment la transformation de la société et enfin entretient cette forme de désorganisation.

Les causes nous les connaissons, ce sont par leur rapidité les changements technologiques, la dérégulation internationale et l’évolution des monopoles, avec à contrario une réaction et une adaptation longues et difficiles de la plupart des citoyens.

D’un côté, la finance (banques et assurances), la grande distribution, les industries agro-alimentaires et « de la santé », les grandes entreprises évoluent et s’adaptent à la compétitivité, à l’hyper productivité,  à des fins peu avouables de profit, détournés des objectifs humanistes et du service commun. De l’autre, c’est une remise en question des modes de vie, un risque ou la peur du chômage technologique, c’est aussi l’isolement qui en découle, avec comme résultat un individualisme forcené et aggravé, tendant aussi à une augmentation des inégalités, au détriment en particulier des moins formés ou diplômés.

Ces causes s’accompagnent en plus du contrôle de l’information par les lobbies financiers entraînant une main mise sur le transfert des savoirs et la répartition du pouvoir.

Voilà pourquoi, la confiance n’y est plus, voilà pourquoi la crise pèse, voilà pourquoi nous assistons au délitement du tissu social et de la société.

Voilà pourquoi nous devrions tous réagir…

Du producteur au consommateur, en passant par le distributeur, nous sommes tous témoins et conscients de ce délitement, mais n’en sommes-nous pas les protagonistes ? N’en sommes-nous pas responsables ? Du politique à l’électeur, nous sommes pourtant tous concernés !

JO 2024: Si c'est une affaire de logo, elle est mal engagée...

, 10:45

Le marathon est lancé: quatre villes sont officiellement candidates à l'organisation des jeux Olympiques d'été 2024, à savoir Budapest, Los Angeles, Rome et Paris, après le retrait de Hambourg suite à un référendum défavorable..

Cette course d'obstacles d'un peu moins de deux ans,(le Comité International Olympique choisira la ville hôte en septembre 2017) voit Los Angeles en bonne position pour succéder à Rio (cet été) et Tokyo en 2020.

Alors que ces Jeux seront les premiers à être attribués entièrement dans le cadre de l'Agenda-2020, réforme visant à réduire le coût de la candidature comme de l'organisation en utilisant notamment des infrastructures existantes ou temporaires, les comités de candidature devront s'inspirer de la "philosophie" défendue par le Président du CIO Thomas Bach: "présenter un projet authentique" et expliquer "quel héritage ces Jeux laisseront", a-t-il souligné. Los Angeles, pourtant candidat de substitution après le retrait de Boston, semble être la ville favorite. Son logo provisoire est épuré. Il prend déjà date et annonce une suite digitalisée et numérique.la2024_finallogo.jpg Paris, berceau de l'olympisme moderne, encore traumatisée par ses échecs successifs a présenté il y a deux jours son logo. Diversement commenté, apprécié ou pas, il montre une tour Eiffel stylisée meurtrie pour certains par les récents attentats. Paris aurait-il exprimé dans son logo la peur du terrorisme et déjà projeté dans son imaginaire une tour Eiffel déstructurée par une explosion ou un avion suicide? Rome, hôte des Jeux de 1960, mise de son côté sur un projet compact. Elle a fait le choix de mettre avant son patrimoine national. C'est donc le Colisée, représenté par un design inspiré en mouvement, au couleurs italiennes qui a été retenu. Budapest, la capitale hongroise pourrait quant à elle pâtir de son peu d'expérience dans l'organisation d'événements sportifs mondiaux et du manque d'infrastructures.

#NOUS SOMMES UNANIMES

, 08:08

Sur la toile Unanimes d'accord avec PEGUY* Comme LENNON "Imagine" DESPROGES en aurait rit ...le cauchemar passé, ​ le réveil reste hanté, il est teinté de noir, mais rime avec espoir, de l'espoir qui renaît dès que le vent balaie de rouges cendres ou souffle pour descendre vers la vallée féconde sur des brûlures profondes ensemencer les sillons... d'où semant pousseront des rameaux dits de paix ​D'ici rit le Bonheur De Syrie ou d'ailleurs Des rats maudits d'épées doucement poux seront sans talent ses martyres dans l'oubli s'en iront d'où se ment le satyre s'attirer la satire Aux maux donnent place aux mots où la terre brûlée fume à terre brûlés nous fûmes Homo donne place Homo A Paris, comme à Nimes unanimes.png

Réveille toi, Homo, ça pionce, Deviens toi ,Homo sapiens ...le cauchemar est passé aux maux des thermes minés tu t'opposes Homo déterminé tu t'imposes Homo Universel tu es bel et bien citoyen du monde universel Uni vers celle un peu ronde que tu aimes cette terre qui fait ce monde

Vous avez dit dommage...comme c'est dopage!!

, 09:37

Faits et reflets de la société: Pourquoi pensez-vous qu'il en serait autrement du sport et à fortiori du sport de haut-niveau et du sport professionnel? Le sport est à l'image de la société; l'information et la communication permettent de savoir ce qui peut-être antérieurement n'était pas possible? Il faut d'un côté s'en réjouir et de l'autre voir ce qu'il est possible de faire pour éviter que ces dérives envahissent les esprits...au point que le "tous pourris" finisse par être la diatribe simpliste utilisée par ceux qui parlent le plus et agissent le moins... Il est vrai qu'entre le "FIFA-gate", les doutes permanents sur le tour de France, les affaires de harcèlement dans le tennis, la récente histoire de chantage à la "sex-tape", la violence dans les stades et le racisme qui va avec, les paris truqués, les révélations de corruption dans l'athlétisme..., les dérives, les scandales et les atteintes à l'éthique augmentent, ou se multiplient voire en tout cas sont maintenant, non seulement connus, mais surtout révélés. Pourquoi en serait-il autrement, le sport n'est que le reflet de la société et l'expression de sa représentation. Cependant, pour les 15 millions de licenciés en France et les 15 autres millions de pratiquants non licenciés, toutes ses affaires sont bien loin de leur pratique quotidienne, des valeurs du sport, chères à Pierre de COUBERTIN, et des bienfaits de l'activité physique. Le mouvement sportif, les représentants des clubs, les bénévoles qui par leur engagement désintéressé vont vivre les associations doivent pouvoir continuer leur oeuvre au profit de l'intérêt général autour du dialogue, de la transparence et de la solidarité. Il est important que chacun prenne conscience de la nécessité de ne pas confondre sport et sport! Si le sport amène souvent la compétition, il est dans les enquêtes d'opinion associé à des qualificatifs de bon sens et de qualité comme amateur, santé, loisir, espoir, convivial, éducation, formation, citoyenneté, pour tous,.. Par ailleurs, il n'est pas systématiquement relié à la tricherie, au dopage, à la corruption ou encore à tous ces scandales... Des questions se posent: Quel est l'avenir du sport et des clubs? Comment vont-il se positionner? ... L'essentiel est bien de savoir : quel est le projet du mouvement sportif?

Arrêtons l'hypocrisie autour du Dopage

, 22:19

Hypocrisie.

Il y aurait des milieux autorisés qui pourraient se permettre de croire et de vouloir faire croire que du côté du Dopage tout va bien! Il n' y aurait que des suspicions sur FROOME dans le tour...Peut-être un ou deux contrôles inopinés suspects? et encore...

l'AMA première surprise va même diligenter une enquête!

Rien de neuf sous le soleil....

Le sport de haut-niveau et devenu un spectacle, c'est un modèle qui est de plus en plus en décalage avec l'image que voudraient ou devraient véhiculer le sport et celles et ceux qui veulent en tirer les bénéfices pas seulement en terme financier mais déjà en terme d'image!!

Il y a des questions a se poser:

1. Faut-il continuer de tromper tout le monde, des sportifs, aux spectateurs et se cantonner à utiliser la chasse-d'eau quand un malheureux est pris la main dans la valise et abandonné de tous?

2. Ne doit-on pas organiser autour du tour et de sa caravane, des jeux olympiques futurs, une fête de la prévention, de la promotion des activités physiques et impliquer les clubs sportifs locaux?

3. Les gains et mannes financières qui circulent ne peuvent-ils pas servir en partie à financer des infrastructures sportives pour pallier à certaines inégalités territoriales?

4. Les équipes pro ne peuvent-elles pas être jumelées à une association caritative ou une cause humanitaire afin qu'une partie du budget soit consacrée à cette cause ou association?

5. La promotion des villes traversées par le TDF ne peut-elle pas mettre en valeur le territoire et les hommes ou les femmes qui y vivent et y travaillent plutôt que de servir de tremplin de communication personnelle ou privée?

...Il y a bien d'autres sujets à traiter et à développer mais surtout une prise de conscience est nécessaire... Arrêtons l'hypocrise!!

Toute performance est suspectée de dopage...

, 14:35

La victoire de FROOME hier a mis le doute dans les esprits, même dans celui d'AMSTRONG! Sa performance dans la montée de La Pierre St Martin est-elle pour autant à remettre en question? Le dopage serait-il l'explication? La seule explication? Une performance peut-elle se résumer par une simple aide ergogénique? Ne faut-il pas aussi se poser la question de savoir pourquoi tous les autres n'ont pas suivi? N'étaient-ils pas pour leur part "dans un jour sans", n'est-il pas plutôt en l'espèce question de contre-performance?

Tout d'abord la moyenne horaire cette année depuis le début est de 42km/h après un peu plus de 1500 km. Entre les années 60 et les années 90 la moyenne sur l'ensemble de la grande boucle est restée autour de 37km/h. Seules les victoires de VAN IMPE (1976) et de DELGADO (1988) n'étaient pas dans les 37 (un peu moins de 36 pour le petit grimpeur belge et 38,9 pour l'espagnol). Depuis l'ère d'INDURAIN et l'arrivée de l'EPO sur les routes du Tour au début des années 90 l'épreuve reine du vélo est passée à plus de 39km/h de moyenne avec des pointes à plus de 42 dans les années AMSTRONG au milieu des années 2000. Si le matériel, le revêtement des routes, l'alimentation, les techniques d'entraînement... ont évolué et se sont améliorés, ils n'ont pas marqué d'évolution flagrante des moyennes entre les victoires d'ANQUETIL en 1962 et de LEMON en 1989 (37, ...km/h). La coïncidence de cette amélioration de la moyenne, dès 1990 avec l'apparition de l'érythropoïétine, ne peut être une preuve scientifique de l'effet du dopage. Il s'agit juste d'une concordance d'événements, entraînant la suspicion, que l'affaire FESTINA en 1998 et les années AMSTRONG ensuite, avec la révélation des pratiques de dopage "institutionnalisées", ont pu conforter.

Cette année donc, à mi-tour, la moyenne réalisée, à ce jour, est une des plus rapides jamais réalisée(42km/h). Cela a commencé dès la première étape et le prologue avec la victoire de Rohann DENNIS à plus de 55km/h "record battu". Par conséquent, pour retrouver un coureur à 37km/h il faudrait remonter dans le classement jusqu'à 5h derrière Chris FROOME, c'est à dire qu'il n' y en a pas. Le dernier au classement hier au soir est à 1h42 derrière Christopher FROOME, sa moyenne est légèrement supérieure à 40km/h. Autant dire que si le 1er apparaît comme un extra-terrestre le dernier aujourd'hui serait à l'époque de LEMON devant le vainqueur de 1989 avec 3h30 d'avance!!

Qu'est-ce qui peut expliquer qu'en trente ans de 1960 à 1990 les progrès n'aient pas donné de différence entre un ANQUETIL et un LEMON alors qu'en 25 ans de 1990 à 2015 LEMON serait devenu un vulgaire inconnu de seconde zone à plus de trois heures derrière le dernier actuel de la grande boucle?

Thibaut PINOT est à 18'18" au classement général. Il a mis 36h14mn 27" pour parcourir 1510 km. Sa moyenne est donc de 41,5km/h. Il reste bien sûr 6 étapes de montagne et la moyenne actuelle devrait baisser un peu...mais le tour de France a pris en 25 ans une autre dimension.

Une performance est avant tout multifactorielle. Celle de Chris FROOME hier est l'aboutissement d'un travail de préparation, de repérage, de programmation de l'entraînement, de contrôle et de préparation biologique. Il est au dessus de ses concurrents sur l'étape d'hier et a creusé des écarts importants dans les six derniers kilomètres de l'ascension mais tous en fonction des moyens de leurs équipes ont les mêmes possibilités de préparation...et il y a toujours un meilleur!

Au total l'interprétation est plurielle:

- Heureusement qu'il y a le dopage cela occupe les journées des commentateurs sur le Tour de France!

- Tant qu'il y aura des coureurs et des compétitions il y aura des performances!

- C'est une hypocrisie parmi d'autres que de suspecter de dopage le seul leader du classement...

- Attendre un cas positif est aussi hypocrite. Combien passent au travers des mailles du filet, tant les nouveaux produits restent aujourd'hui indétectables?

- La science progresse et le dopage avec et par conséquent les coureurs, tous les coureurs...

- Toutes les améliorations techniques cumulées depuis 55 ans semblent avoir permis des progrès beaucoup plus importants dans les deux dernières décennies que les trois précédentes. Il s'agit des biotechnologies, des nanotechnologies, de leur optimisation par les progrès du numérique.

- Les cyclistes seuls ne peuvent maîtriser les techniques modernes d'entraînement et d'optimisation de la performance. Il y a donc besoin de ne pas accuser ou de suspecter tel ou tel sportif sans preuve. I s'agit d'un fait de société!

- Tout n'est-il pas question de volonté politique? Les règles et les conditions de pratique sont-elles adaptées? Les exigences des organisateurs, l'implication des sponsors, la présence des élus à chaque arrivée, l'investissement des équipes ne sont-elles pas les premières à remettre en question?

- Comment l'éthique pourrait-elle être respectée? Les spécialistes de la physiologie, de la biomécanique et surtout des biotechnologies ne sont-ils pas les premiers coupables des impressions de facilité laissées par les coureurs?

Dans quinze ans nous saurons, les sérothèques parleront: les facteurs de croissances, l'AICAR, le dopage génétique, l'hormone de croissance et tous les nouveaux peptides mimétiques auront livré leur secret. Le dopage n'existera plus il s'appellera officiellement préparation biotechnologique...et des puces implantées seront là pour donner des informations en direct sur les paramètres physiologiques, mécaniques et biologiques des coureurs, le tout s'affichera sur nos écrans avec des commentaires en inscruste. Les commentateurs ne seront plus étonnés, ils auront disparu! (?)

French-tech, sport et olympisme en Normandie

, 00:11

Le Comité Régional Olympique et Sportif (CROS) de Haute-Normandie souhaite que l’héritage culturel légué par Pierre de Coubertin à la Région soit un capital mémoriel valorisé. Conseiller municipal de Mirville, fondateur de la Revue du Pays de Caux, considérant Le Havre comme sa « Ville de cœur » au point d’y organiser le second Congrès olympique en 1897, le baron de Coubertin n’a cessé de promouvoir la région.

Parmi les opérations mémorielles envisagées l’une d’entre-elle a pour objectif de rebaptiser le viaduc de Mirville sur l’autoroute A29 pour lui donner le nom de Viaduc Pierre de Coubertin.

A cet effet, une cérémonie officielle se déroulera sur site le 2 juillet 2015 en présence de Monsieur Denis MASSEGLIA, Président du Comité National Olympique et Sportif Français, du Président de Région Nicolas Mayer Rossignol, de la vice Présidente du Département Chantal COTTEREAU et de nombreuses autres personnalités...

Cette cérémonie commémorative hautement symbolique permettra de renforcer l’image « olympique » de notre région.

A ce titre le CROS s’est mobilisé et a relayé le travail de l’UFR STAPS de l’université de Rouen sur le thème « SEINE VALLEE OLYMPIQUE », primé par le Conseil Général de Seine-Maritime en 2012.

Autour de la personnalité et de l’œuvre de Coubertin, ce projet était entre autre destiné à initier un « cluster » industriel et scientifique pour faire naître sur l’Axe Normandie-Seine un réseau industriel de start-ups dédiées à l’innovation technologique dans le sport.

Devant la récente obtention du « label » FRENCHTECH…, avec l’officialisation de la candidature de Paris pour l’organisation des Jeux Olympiques de 2024, dans la perspective potentielle de l’accueil des épreuves de voiles par Le Havre, ce projet de cluster et ce capital historique deviennent des atouts supplémentaires pour la Région et pour la France.

PARIS2024: Une candidature citoyenne portée par le mouvement sportif

, 22:44

Pour réussir un tel "PARIS" il est indispensable de créer l'unité dans la diversité.

L'unité des citoyens en premier lieu. Une très large majorité de français de tous les âges, de toutes les régions doit pouvoir se sentir investi d'un projet commun et d'une mission collégiale (accueillir le monde entier pendant un mois).

L'unité des sports et des sportifs ensuite, toutes disciplines confondues (pour faire vivre, promouvoir et développer le sport et les activités physiques en France dès maintenant et pour les prochaines années).

L'unité des entreprises en relais des particuliers et du mouvement sportif pour faire de la France un pays non seulement de sportifs mais aussi de culture sportive.

L'unité des territoires pour la candidature et la fierté de soutenir un tel projet pour le bénéfice et le plaisir de tous.

L'unité des décideurs derrière le mouvement sportif pour encourager, soutenir et promouvoir l'engagement citoyen et entrepreneurial indispensable au succès...

Je l'avais évoqué l'an dernier: le public et la population français sont-ils prêts?

Le sport à toutes les sauces

, 18:41

Récemment, le 1er ministre dans l'esprit du 11 janvier fait du sport un élément important de son plan en faveur de la citoyenneté. Le secrétaire d'état aux sports parle lui de "moteur de l'intégration". La parité et les plans de féminisation sont aussi à la mode dans le milieu sportif. Dans le site intitulé "manger bouger" le sport est au cœur de la santé. Le temps péri-scolaire, la cohésion sociale, le sport en entreprise garant de la lutte contre l’absentéisme, le sport est presque partout et semble de plus en plus être solution potentielle de beaucoup de problèmes. Un observatoire de l'économie du sport devrait même être créé en avril prochain.

Le sport avec ses bienfaits offre un éventail de vertus et d'avantages qui semblent aujourd'hui profiter plus aux annonceurs qu'aux structures d'animations que sont les ligues, les comités ou les clubs... S'ils sont mis à contribution pour régler tous les travers de la société ils n'ont pas les moyens nécessaires pour réaliser les nobles objectifs qui leur sont confiés... Le sport est ainsi un peu trop mis à toutes les sauces alors qu'il n'est que le reflet de la société.

Pour ce qui est de ce reflet, c'est surtout le haut-niveau et le sport professionnel avec l'argent, le dopage, les addictions, la violence, l'homophobie, la tricherie, les paris truqués... qui sont cloués au pilori et mis en avant dans la presse. Cependant, les dérives existent à tout les niveaux dans tous les sports. Les sportifs sont avant tout des femmes et des hommes comme les autres avec leurs qualités et leurs défauts...

Alors, une fois les effets d'annonces passés, les faits divers relatés à la une des journaux, la question qui se pose est de savoir s'il est judicieux de vouloir continuer de financer par de l'argent public le sport pro ou sport spectacle ou donner des moyens au monde associatif et aux bénévoles engagés dans une mission de service public, d'éducation, de citoyenneté, de santé publique...?

C'est sans doute cela l'essentiel: redéfinir les priorités plutôt que mettre le sport à toutes les sauces mettons les moyens où ils auront un rôle sociétal réel et efficient.

Non au saupoudrage. C'est un vrai choix politique.

- page 1 de 2