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Le paysage politique classique, les français n'en veulent plus!

, 20:03 - Lien permanent

La France reste incertaine et divisée. A cette heure, environ 20% des électeurs ne se sont pas déplacés. Selon les dernières estimations les quatre candidats attendus se tiennent en un mouchoir de poche, en 4 ou 5 points, de 19 à 24%!.

  • En l'état, en prenant compte de ces différents éléments, aucun candidat n'a réellement plus de 20% des suffrages de l'ensemble des français en âge de voter. Parmi celles et ceux qui ont voté, plus de 40% se portent sur les extrêmes. Nous sommes une France divisée et des français dispersés.
  • Emmanuel MACRON (que je soutiens) reste en tête, d'une courte tête à 23/24% .

S'il a progressé régulièrement jusqu'à début 2017 pour atteindre 19/20%, qu'il a bénéficié ensuite d'une embellie lors de l'alliance avec François BAYROU, alors qu'il connaissait une petite stagnation à la suite de ces déclarations en Algérie, il aurait dû surfer sur la vague...

  • Il a été le candidat du renouveau. Les français dans leur majorité, comme à chaque élection, attendent et souhaitent un changement. C'est lui qui le représentait le mieux. Il était jeune, il avait osé s'affirmer, il avait ouvert une voie, montré que son mouvement était nouveau, fait un projet avec des propositions qui sont remontées de la base et de français adhérents qui pour la plupart n'avaient jamais fait de politique...puis il n'a pas oser enfoncer le clou...c'est sans doute là une des explications!
  • Alors qu'il pouvait dépasser et distancer Marine LE PEN dans les sondages, qu'il pouvait espérer atteindre les 30% et être dans la continuité de ce qu'il avait annoncé dès le départ, il a tergiversé, a écouté les uns et les autres, a changer sa façon de faire et s'est mis à faire de la vieille politique. Il a oublié qu'une dynamique était née de la création d'En-Marche, que ces sympathisants étaient des femmes et des hommes "nouveaux", de tout horizon, avec la conviction que la révolution démocratique promise allait se produire. C'est au moment où les investitures pour les législatives auraient pu sortir, au moment où il aurait pu transformer l'essai qu'il s'est mis à balbutier son projet d'origine. Macron_le_doute.jpg
  • Anciens PS en mal d'avenir, "raccro" verts, MODEM renaissants d'un passé oublié n'ont-ils été la cause de cette perte de vitesse. Il s'est trompé à ce moment là et moi avec, il a bien précisé qu'il n'avait pas créé une maison d'hôtes mais au lieu de continuer sur sa lancée, mal conseillé par ceux qui l'entourent, eux mêmes pour beaucoup encore encartés dans le parti du bilan Hollande, il n'a pas osé aller au bout du rêve de ceux qui l'avaient soutenu depuis le début et des français qui commençaient à croire en sa nouvelle façon de faire de la politique.
  • Manuel Valls d'un côté, de nombreux appels à voter pour lui d'anciens députés du PS déjà investis par leur parti de l'autre, les arrivées un peu opportunistes de Pompili et de De Rugy, jusqu'au baiser de la mort du Président en exercice il y a quelques jours... ont semé le doute dans une partie de son électorat de la première heure
  • Emmanuel MACRON a trop attendu, espéré peut-être pêcher le gros poisson de droite (comme De Villepin qui devait être à Bercy le lundi de pâques et dont l'annonce est passée inaperçue le soir de l'attentat sur les Champs Elysées) et il a oublié ceux qui ont fait que sa marche en avant a été possible. Ni de droite, ni de gauche, ceux qui jusqu'aux derniers jours mobilisent pour lui se trouveront devant un dilemme... Pourquoi les investitures annoncées pour fin mars n'ont pas eu lieu? Quelle réponse sur la gouvernance? Que dire devant le manque de cohérence et de fermeté vis à vis du Parti Socialiste? Ce manque de cohérence remet-il en doute la confiance?
  • Il est sans doute en train de gagner...garder la confiance des sympathisants de la 1ère heure est cependant vitale.
  • La baisse d'un ou deux points, il y à quelques jours selon les instituts de sondages et la remontée équivalente confirmée par ce premier tour ne sont-ils pas simplement liés au principe des vases communicants? Si quelques convaincus de la première heure sont partis déçus par les possibles négociations d'appareil, d'autres, de ces appareils, sont arrivés flairant le sauvetage de leur carrière, de leur ancien parti, la bonne affaire...
  • Une chose est sûre, il n'y a plus de droite, plus de gauche classiques mais le plus compliqué est à venir...

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